La Mauritanie et la France ont signé lundi 2 novembre à Nouakchott deux accords de financement d’un montant total de 25 millions d’euros. Le plus important, un prêt de 21 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD), doit financer une école nationale de protection civile et la construction de dix nouveaux centres de secours.
Le ministre des Affaires économiques et du Développement, Mohamedou Ould M’Haimid, a signé pour la partie mauritanienne. Côté français, les accords portent la signature de l’ambassadeur Emmanuel Besnier et du directeur de l’AFD à Nouakchott, Ignace Monkam-Daverat. Les ministres de l’Intérieur et de la Formation professionnelle, ainsi que le délégué général à la Sécurité civile et à la Gestion des crises, assistaient à la cérémonie, selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI).
L’ESSENTIEL
- Prêt AFD de 21 millions d’euros, soit environ 944 millions de nouvelles ouguiyas
- Coût total du projet de protection civile : 39,3 millions d’euros
- 4 millions d’euros pour une école technique industrielle à Nouakchott
Volontaires, numéro vert et élus formés
Le projet de protection civile, évalué à 39,3 millions d’euros, combine le prêt souverain de l’AFD, une subvention de l’Union européenne et une contribution de l’État. Outre l’école nationale et les dix centres, il prévoit la création d’un corps de volontaires, la remise en service du numéro vert gratuit d’alerte en cas d’accident ou d’urgence et la formation des élus locaux à la gestion des catastrophes. La localisation des nouveaux centres n’a pas été précisée.
Le second accord, de 4 millions d’euros (environ 180 millions de nouvelles ouguiyas), concerne l’École d’enseignement technique et de formation professionnelle industrielle de Nouakchott. Mis en œuvre par Expertise France sur trois ans, il vise à en faire un établissement modèle dans le froid industriel et domestique, l’électricité, la soudure et la menuiserie, avec de nouveaux équipements et des formateurs mieux préparés.
Le ministre a parlé d’une « étape importante » dans la coopération bilatérale. L’ambassadeur a indiqué que ces financements s’ajoutent à un portefeuille français déjà « important » en Mauritanie, composé de dons et de prêts.
La signature intervient alors que Nouakchott a connu ces derniers jours une série d’incendies sur des poteaux et des postes électriques, qui ont mobilisé les services de secours de la capitale.
Le calendrier de construction des centres et la date d’ouverture de l’école nationale de protection civile restent à annoncer.
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