Pendant près de deux ans, un discret canal de communication aurait fonctionné à l’insu d’une partie de l’appareil sécuritaire iranien. Au cœur de cette opération sensible figure un nom inattendu : celui de l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad. Selon plusieurs sources concordantes, des échanges confidentiels auraient été noués avec David Barnea, alors directeur du Mossad, à la faveur de déplacements présentés officiellement comme des missions universitaires ou des conférences internationales.
L’un des rendez-vous les plus sensibles se serait tenu à Budapest, en marge d’une conférence consacrée au climat. Derrière cet agenda officiel se seraient déroulées plusieurs rencontres confidentielles avec des responsables israéliens.
Pour déjouer la surveillance permanente des Gardiens de la Révolution, Mahmoud Ahmadinejad aurait profité de rendez-vous académiques avec des universitaires pour s’éclipser pendant plusieurs heures. Ce mode opératoire aurait été reconduit lors d’autres déplacements à l’étranger, permettant au canal de communication de demeurer actif.
Selon nos informations, ces contacts ne se seraient pas limités à de simples échanges exploratoires. Une logistique discrète aurait été mise en place afin de faciliter certains déplacements de l’ancien président iranien, alors que ses relations avec les plus hautes autorités de Téhéran continuaient de se détériorer.
En privé, Ahmadinejad aurait progressivement adopté un discours en rupture avec la ligne officielle de la République islamique. Certains interlocuteurs affirment qu’il n’excluait plus l’hypothèse d’une normalisation avec Israël dans le cadre d’un profond rééquilibrage régional.
C’est dans ce contexte qu’aurait été élaboré un projet d’exfiltration particulièrement sensible. Une frappe israélienne visant le complexe résidentiel où séjournait l’ancien président n’aurait pas eu pour objectif son élimination, mais la neutralisation de son dispositif de sécurité afin de faciliter son extraction.
Le scénario aurait cependant rapidement déraillé. Mécontent des conditions de l’opération, Ahmadinejad aurait refusé de suivre le plan établi et aurait quitté les lieux de sa propre initiative. Quelques semaines plus tard, sa réapparition publique lors des funérailles de l’ancien Guide suprême aurait surpris jusque dans certains cercles sécuritaires.
Depuis, l’ancien président ferait l’objet d’une surveillance renforcée de la part des Gardiens de la Révolution, qui chercheraient à déterminer l’étendue réelle de ses supposés contacts avec Israël. Les informations disponibles demeurent fragmentaires, mais le dossier est désormais considéré comme l’un des plus sensibles des rivalités internes au sommet du pouvoir iranien.
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