Le géant public algérien des hydrocarbures a dégagé en 2025 un résultat net de 603 milliards de dinars, contre 812 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 26 %. C’est ce qui ressort du rapport annuel de Sonatrach, rendu public ce week-end. Dans le même temps, le groupe a augmenté ses investissements de 29 %.
Le chiffre d’affaires de la société mère recule de 12 %, à 5 748 milliards de dinars, contre 6 523 milliards en 2024. Les ventes à l’export passent de 6 019 à 5 230 milliards de dinars. En volume, les exportations d’hydrocarbures reculent de 3 %, à 89 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep).
La principale explication tient aux prix. Le baril de référence s’est vendu en moyenne 69,37 dollars en 2025, contre 81,97 dollars l’année précédente, soit 15 % de moins. Le gaz livré par gazoduc a lui aussi baissé, de 10,36 à 9,54 dollars par million de BTU.
L’ESSENTIEL
- Résultat net : 603 milliards DA (-26 %)
- Investissements : 1 078 milliards DA, environ 7,9 milliards de dollars (+29 %)
- Importations de produits pétroliers : 1,4 million de tonnes (+572 %)
L’amont absorbe l’essentiel des dépenses
Les investissements atteignent 1 078 milliards de dinars, contre 836 milliards en 2024. L’exploration-production en concentre 69 %, soit 740 milliards. Le groupe annonce 17 nouvelles découvertes, toutes réalisées sans partenaire étranger. La production primaire s’établit à 193,7 Mtep.
Autre fait marquant : la demande intérieure. Les ventes sur le marché national atteignent un record de 76,1 Mtep (+6 %). La consommation domestique de gaz grimpe de 7,8 %, à 57,3 milliards de mètres cubes. Faute de capacités de raffinage suffisantes, les importations de produits pétroliers sont passées de 209 000 tonnes à 1,4 million de tonnes, dont environ 1,08 million de tonnes de gasoil.
Un pilier des finances publiques
Sonatrach assure l’essentiel des recettes en devises de l’Algérie. Le recul de ses revenus pèse donc directement sur le budget de l’État et la balance commerciale.
Le groupe mise désormais sur la troisième phase du projet Boosting de Hassi R’Mel et sur une nouvelle unité de reforming à Arzew, confiée au chinois Sinopec, qui doit produire 1,2 million de tonnes d’essence par an.
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