Les autorités iraniennes auraient procédé à l’exécution du général Esmail Qaani, chef de la Force Qods au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique, après l’avoir reconnu coupable d’espionnage au profit du Mossad, le service de renseignement israélien.
Selon plusieurs informations relayées par des médias occidentaux, l’officier de 67 ans aurait transmis des données sensibles concernant l’emplacement de hauts responsables iraniens, notamment celui du guide suprême Ali Khamenei, avant une attaque israélienne.
L’enquête aurait révélé que Qaani collaborait depuis de nombreuses années avec les services israéliens, leur fournissant des renseignements sur les déplacements et les positions de figures importantes du régime, y compris des officiers militaires et des responsables religieux.
Les soupçons à son encontre se seraient intensifiés après qu’il eut survécu à plusieurs frappes aériennes israéliennes visant des positions liées à l’Iran, une situation jugée inhabituelle par certains responsables sécuritaires.
D’après certaines sources, c’est le renseignement militaire chinois qui aurait permis de mettre au jour cette affaire, après avoir intercepté une communication entre un haut responsable de la CIA et des représentants de l’état-major israélien.
Arrêté par les autorités iraniennes, Qaani aurait ensuite été jugé en secret avant d’être exécuté.
Autre élément troublant : en septembre 2024, le général avait quitté de manière inattendue un conseil stratégique secret du Hezbollah, un départ qui avait déjà suscité de nombreuses interrogations à l’époque.
Si ces informations se confirmaient, l’affaire constituerait l’un des scandales d’espionnage les plus retentissants de l’histoire récente de l’appareil sécuritaire iranien.
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