L’affaire impliquant les députés Mariem Cheikh Samba Dieng et Ghame Achour Salem a pris un tournant décisif lundi, lorsque le parquet a décidé de les poursuivre pour une série d’infractions liées à leurs prises de parole publiques.
Selon les autorités judiciaires, les deux élus sont accusés d’avoir diffusé, via les réseaux sociaux, des propos jugés offensants envers les symboles de l’État, ainsi que des discours à connotation raciale considérés comme susceptibles de fragiliser l’unité nationale. Les poursuites incluent également des accusations de diffamation, de menaces, et d’incitation à des rassemblements pouvant troubler l’ordre public, en plus d’appels explicites à la violence.
À l’issue de leur comparution devant le procureur de l’ouest de Nouakchott, les deux parlementaires ont été placés en détention provisoire. Cette étape intervient après leur suspension survenue près de deux semaines auparavant.
Le parquet avait auparavant précisé que les faits reprochés s’inscrivaient dans un contexte de flagrant délit, notamment en raison de leur diffusion en direct au public. Cette circonstance a permis d’accélérer la procédure judiciaire engagée contre eux.
Par ailleurs, Mariem Cheikh Samba Dieng et Ghame Achour Salem sont affiliés au mouvement Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste, dirigé par Biram Dah Abeid, et avaient été élus sous la bannière d’un parti d’opposition.
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