Ahmed Salem Ould Bouhabini alerte sur le risque de déclassement de la Commission des droits de l’homme
L’ancien président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Ahmed Salem Ould Bouhabini, a exprimé sa vive inquiétude face au blocage institutionnel que traverse l’instance, estimant que l’absence prolongée de nomination de ses membres pourrait entraîner une dégradation de son statut au niveau international.
Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, il a confié son amertume en déclarant que « ce qui fait le plus mal à un responsable, c’est de voir ce qu’il a construit reculer après son départ », ajoutant que ce sentiment résume aujourd’hui son état d’esprit à l’égard de la Commission.
Ahmed Salem Ould Bouhabini a appelé les autorités à procéder, dans les plus brefs délais, à la désignation des nouveaux membres de la CNDH afin de mettre fin à une vacance qui dure depuis plus d’une année.
Il a rappelé que, durant son mandat, la Commission était parvenue à obtenir le prestigieux statut « A » auprès des Nations unies, la plus haute reconnaissance accordée aux institutions nationales des droits de l’homme. Cette accréditation, a-t-il souligné, avait été renouvelée en 2025, consacrant les efforts entrepris pour renforcer la crédibilité et l’indépendance de l’institution.
Selon lui, le maintien de la Commission sans membres compromet désormais sa capacité à exercer pleinement ses missions et l’expose à une prochaine évaluation défavorable. Il estime que, si cette situation devait se prolonger, un déclassement de la CNDH deviendrait presque inévitable, appelant les pouvoirs publics à agir rapidement afin de préserver cet acquis institutionnel.
![]()
