Silence imposé : La libération conditionnelle d’Ali Bakkar, militant écologiste, assortie de conditions « censurées »
La libération sous caution d’Ali Backar, militant écologiste, est au cœur d’une nouvelle polémique. Son avocat, Me AbdelRahman Zarrouk, dénonce des conditions qu’il juge non pas comme des garanties de justice, mais comme une « sanction déguisée ».
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi devant le Palais de justice de Nouadhibou, l’avocat a fustigé des mesures qu’il estime liberticides : interdiction formelle de s’exprimer sur les réseaux sociaux et WhatsApp, ainsi que la confiscation de son passeport. Pour Me Zarrouk, l’objectif est clair : « empêcher son client ou quiconque s’inspire de lui d’exprimer publiquement ses inquiétudes ».
Le montant exorbitant de la caution ,cinq millions d’anciens ouguiyas, est également pointé du doigt comme une aberration, Ali Backar étant au chômage. Une somme que le militant refuse de payer, transformant sa libération conditionnelle en un impossible dilemme.
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