L’Iran conserve un vaste arsenal de missiles, pilier de sa stratégie de dissuasion.
Malgré les revers militaires subis lors de la guerre de douze jours qui l’a opposé à Israël l’an dernier, l’Iran aurait préservé l’essentiel de ses capacités balistiques, maintenant ainsi une force de frappe susceptible de peser lourdement sur les équilibres régionaux et au-delà.
D’après plusieurs évaluations concordantes, Téhéran disposerait encore d’environ 2 000 missiles balistiques de moyenne portée. Capables d’atteindre des cibles à travers l’ensemble du Moyen-Orient, y compris le territoire israélien, ces vecteurs constituent le cœur de la dissuasion stratégique iranienne, alors même que Washington examine l’éventualité d’une action militaire contre la République islamique.
Cet arsenal ne se limite pas aux missiles de moyenne portée. L’Iran posséderait également un stock significatif de missiles de courte portée, de drones armés et de systèmes antinavires. Ensemble, ces capacités offriraient à Téhéran des options offensives asymétriques, notamment contre des installations navales américaines dans le détroit d’Ormuz ou des bases militaires des États-Unis déployées autour du golfe Persique.
Dans un contexte de tensions persistantes et de calculs stratégiques délicats, cette panoplie militaire continue de conférer à l’Iran un levier de dissuasion majeur, compliquant toute tentative de confrontation directe et renforçant les inquiétudes des acteurs régionaux et internationaux.
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