Les autorités sanitaires mauritaniennes ont tiré la sonnette d’alarme après l’apparition de dizaines de cas de diphtérie dans les régions septentrionales du pays. Les wilayas de l’Inchiri et du Tiris Zemmour enregistrent actuellement 53 infections confirmées, dont deux mortelles, selon les dernières données communiquées par le ministère de la Santé.
Face à cette situation, les services de santé ont intensifié leurs interventions afin de freiner la propagation de cette maladie infectieuse. Des campagnes de vaccination ont été renforcées, accompagnées d’un dispositif élargi de surveillance épidémiologique et de suivi médical.
Parmi les personnes contaminées, la majorité a pu être soignée avec succès. Le ministère indique que 43 patients sont guéris, tandis que plusieurs autres restent sous observation dans les structures sanitaires.
Pour contenir le foyer épidémique, des équipes spécialisées ont été déployées dans les zones touchées entre fin avril et début mai 2026. Ces missions, menées avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé et du Centre national des opérations d’urgence sanitaire, regroupaient des experts en maladies contagieuses, vaccination et épidémiologie.
Les interventions ont porté sur la prise en charge des malades, le contrôle des chaînes de transmission et l’identification des personnes ayant été en contact avec les cas confirmés. Les autorités ont également organisé des formations accélérées pour le personnel médical et diffusé de nouveaux protocoles thérapeutiques.
En parallèle, une vaste campagne de sensibilisation a été lancée pour encourager la population à se faire vacciner et à signaler rapidement tout symptôme suspect. Le ministère estime que les zones actuellement touchées ont été particulièrement vulnérables car elles n’avaient pas bénéficié de la campagne nationale de vaccination menée plus tôt cette année dans cinq autres wilayas.
Le gouvernement affirme suivre l’évolution de la situation en continu et annonce l’envoi progressif de médicaments et d’équipements médicaux vers les régions concernées, sur instruction du ministre de la Santé, Thiam Tidjani.
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