Le premier forum des Mauritaniens de l’étranger a refermé ses portes samedi 31 octobre au soir, à Nouakchott, sur une déclaration finale de sept recommandations. Parmi elles : un conseil national de la diaspora, un fonds d’appui aux investissements des expatriés et l’émission de sukuk, des titres islamiques, garantis par l’État.
La clôture s’est tenue au palais des congrès Mokhtar Ould Daddah. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, a pris la parole au nom du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. La déclaration finale a été lue par le diplomate Mohamed Mouloud Ould Mohamed Salem.
Sept mesures sur la table
Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), les participants demandent d’abord la création d’un conseil national des Mauritaniens de l’étranger. Ils réclament ensuite un fonds pour soutenir les projets de la diaspora et rendre les transferts d’argent plus sûrs et moins coûteux.
Troisième proposition : des sukuk destinés aux expatriés, garantis par l’État et montés en coordination avec la Banque centrale de Mauritanie. Le texte prévoit aussi un programme national de mobilisation des compétences installées à l’étranger.
Sur le volet social, le forum recommande un fonds d’assistance pour prendre en charge le rapatriement des dépouilles et les cas humanitaires urgents. Les deux dernières mesures portent sur l’extension du réseau consulaire et l’ouverture de centres éducatifs et culturels dans les pays qui comptent d’importantes communautés mauritaniennes.
L’ESSENTIEL
- 3 jours de travaux, 7 recommandations
- 23 pays consultés en amont, selon le ministère
- Aucun montant ni calendrier annoncé
Le ministre s’est engagé à suivre leur mise en œuvre avec les départements concernés et à informer régulièrement les communautés via les ambassades et consulats. La déclaration ne chiffre toutefois aucune de ces mesures et ne fixe pas d’échéance.
Une politique nationale en préparation
Attendu depuis 2022 et reporté à trois reprises, ce forum doit nourrir une nouvelle politique nationale envers les expatriés. À l’ouverture, Mohamed Salem Ould Merzoug avait indiqué que des consultations avaient été menées avec des représentants de la diaspora dans 23 pays, notamment sur les services consulaires, l’état civil et la protection sociale.
Les recommandations doivent désormais être transmises aux secteurs gouvernementaux concernés, chargés d’en préparer l’application.
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