Le Parlement iranien a enregistré dix propositions de retrait du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), a indiqué samedi 31 octobre le député Ebrahim Rezaei, membre de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère, cité par l’agence Fars. Cette pression des conservateurs intervient alors que des médiateurs qataris sont retournés à Téhéran pour tenter de relancer un accord avec les États-Unis.
Samedi, le député Mahmoud Nabavian a appelé l’Iran à quitter le traité et à revoir sa doctrine nucléaire. La veille, lors de la prière du vendredi, le prédicateur Mohammad Javad Haj Ali Akbari avait présenté cette révision comme une « exigence nationale », selon la télévision d’État IRIB. Le Front Paydari, formation ultraconservatrice, avait déjà réclamé le retrait le 24 octobre. Les dirigeants iraniens n’ont pas réagi publiquement. La position officielle de Téhéran, opposée à l’arme nucléaire, reste inchangée.
L’ESSENTIEL
- 10 propositions de retrait du TNP enregistrées au Parlement iranien
- Article X du traité : retrait possible avec un préavis de trois mois
- 23 militaires américains morts depuis le début de la guerre, le 28 février, selon le Pentagone
Doha revient avec un texte révisé
Vendredi matin, une délégation qatarie, conduite par un conseiller du Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, est revenue à Téhéran avec des modifications à un projet d’accord pour mettre fin à la guerre. Selon un responsable cité par Reuters, la démarche est coordonnée avec Washington. Une source citée par CBS évoque des « signes de progrès ». La réponse iranienne est attendue ce week-end. Des sources iraniennes évoquent une rencontre possible d’ici une semaine, à Doha ou à Istanbul.
Le même jour, Donald Trump a déclaré sur la radio KCMO que la guerre serait « bientôt terminée », tout en exigeant « une garantie ». Il a assuré que les États-Unis ne frapperaient pas l’Iran avant les élections de mi-mandat. Selon le Wall Street Journal, le chef du CENTCOM, l’amiral Brad Cooper, lui a présenté jeudi des options pour reprendre les frappes.
Téhéran exige de son côté la levée du blocus américain de ses ports, la fin des sanctions et des garanties contre de nouvelles attaques. L’AIEA n’a plus accès aux principaux sites nucléaires iraniens depuis la guerre de juin 2025. Le cessez-le-feu conclu en juin 2026 s’est effondré sur la question du contrôle du détroit d’Ormuz.
Les élections américaines de mi-mandat ont lieu mardi 3 novembre.
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