Les équipes appelées à faire tourner les nouveaux centres de santé de Nouakchott ont commencé leur formation ce jeudi 29 octobre. Le ministère de la Santé règle les derniers détails — médicaments, suivi des chantiers, personnel — avant l’ouverture de ces structures, que le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani veut voir fonctionner sans délai.
La feuille de route a été arrêtée mercredi soir lors d’une réunion présidée par la ministre de la Santé, Nana Hamdi Maknass. Y participaient le secrétaire général du ministère, le comité de pilotage du projet, les directeurs régionaux de la santé des trois wilayas de la capitale, ainsi que des représentants de la centrale d’achat des médicaments et du secteur de la transformation numérique, selon Sahara Medias et Essada.
Trois chantiers avant l’ouverture
Premier point : l’approvisionnement. La centrale d’achat doit couvrir les besoins en médicaments et en consommables de chaque centre. Le dispositif retenu sera évalué trois mois après sa mise en place.
Deuxième point : le suivi des travaux. Un responsable du ministère est affecté à chaque centre et doit adresser chaque jour un rapport au comité de pilotage, afin de corriger les lacunes avant le démarrage des soins.
Troisième point : le personnel. La formation lancée jeudi associe un volet théorique et un accompagnement sur le terrain.
L’ESSENTIEL
- 28 centres de santé prévus à Nouakchott
- Service annoncé 24 heures sur 24
- Approvisionnement évalué au bout de trois mois
Une priorité fixée par la présidence
Le 20 octobre, le chef de l’État avait réuni le Premier ministre, plusieurs ministres et les walis de Nouakchott, et demandé d’accélérer l’ouverture de 28 centres de santé « dans les prochains jours », d’après un communiqué de la présidence. Il avait exigé un système numérique de gestion des patients et des stocks, ainsi que des consultations spécialisées.
Deux jours plus tard, la ministre avait réuni les médecins chefs désignés et réclamé des centres ouverts en permanence, selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI). Ces structures relèvent du volet santé du programme d’urgence de développement de Nouakchott et doivent désengorger les hôpitaux de la capitale.
Aucune date d’ouverture officielle n’a encore été annoncée.
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