Libye : le gouvernement de l’Est ferme ses frontières aux Iraniens et aux Afghans

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Le drapeau national de la Libye, rouge, noir et vert avec croissant et étoile

Le gouvernement installé dans l’est de la Libye a interdit, mercredi 28 octobre, l’entrée sur les territoires qu’il contrôle à tous les ressortissants d’Iran et d’Afghanistan. La mesure, d’application immédiate, s’accompagne d’un ordre d’expulsion visant ceux qui résident sans titre de séjour valide.

La décision n° 166 de 2026, signée par le cabinet d’Oussama Hammad, a été rendue publique tard dans la soirée sur la page officielle de ce gouvernement, non reconnu par l’ONU. Elle s’applique aux postes frontières terrestres, maritimes et aériens.

Le ministère de l’Intérieur est chargé de la mettre en œuvre « immédiatement », en coordination avec les services concernés, et de la notifier à tous les points d’entrée. Il doit aussi engager les procédures d’expulsion des Iraniens et des Afghans présents sans papiers en règle.

Deux exceptions

Le texte prévoit deux dérogations. Les membres des missions diplomatiques et consulaires accrédités en Libye, ainsi que leurs familles, ne sont pas concernés. Les enseignants, médecins et personnels paramédicaux peuvent également entrer, à condition de disposer d’un contrat et des autorisations du ministère compétent.

Aucune justification officielle n’a été avancée. Le nombre de personnes concernées n’a pas été communiqué.

L’ESSENTIEL

  • Décision n° 166 du 28 octobre 2026, effet immédiat
  • Iran et Afghanistan s’ajoutent au Soudan, à l’Érythrée, à l’Éthiopie et à la Somalie, visés depuis juin
  • Exemptions : diplomates, enseignants et soignants sous contrat

Ce n’est pas la première mesure de ce type. En juin dernier, le même gouvernement avait déjà fermé ses frontières aux ressortissants de quatre pays africains : le Soudan, l’Érythrée, l’Éthiopie et la Somalie. La Libye reste coupée en deux depuis 2014, entre l’exécutif de Tripoli, reconnu par les Nations unies, et les autorités de l’Est, adossées au maréchal Khalifa Haftar.

Le gouvernement d’Unité nationale, à Tripoli, ne s’était pas exprimé jeudi matin sur cette décision, qui ne s’applique qu’aux régions sous contrôle de l’Est.

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