Mauritanie : Liberté d’expression en passe aux ” Moutons de Panurge” où en est la clémence

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MOULAY-NAJIM-MOUMAY-zeine

Dans un précédent dangereux,la police mauritanienne aurait mis en arrêt le journaliste Mohamed Ould Ahmedou, directeur du site Internet “Al-Hawadith”, au motif de publication d’un article sur le site Internet susmentionné critiquant le ministre de l’intérieur et le directeur général de la sûreté nationale concernant ce qu’il a qualifié de clémence dans la prévention des rassemblements qui contribueraient à l’épidémie de Covid-19 dans sa troisième vague, et le journaliste Ould Mohamedou a appelé le ministre et directeur général de la sûreté à être stricts dans le  traitement de ce dossier .

Il faut rappeler que la loi 017/2006 sur la liberté de la presse telle qu’elle à été modifiée par l’ex président Mohamed ould Abdelaziz , relative  à la suppression des peines d’emprisonnement dans les délits de publications, donc interdit l’emprisonnement ou l’arrestation dans les affaires de publication.

Il faut rappeler que le 22 juin 2011 le conseil des ministres avait adopté un projet de loi modifiant certaines dispositions de l’ordonnance no 2006-17 sur la liberté de presse; qui introduit un allègement notable des entraves à la liberté de presse dans notre pays en supprimant les peines d’emprisonnement prévues dans certains articles de la loi 2006-017 en rapport avec l’injure et la diffamation envers les particuliers, tout en maintenant les peines d’amendes prévues, dans le souci de protéger les victimes des actes diffamatoires.

Le  texte stipule l’abrogation pure et simple de:

L’article 35 qui punissait l’offense du Chef de l’Etat, l’article 44 qui punissait l’offense envers les Chefs d’Etat et de Gouvernements étrangers,l’article 45 qui puissant  l’outrage commis envers les ambassadeurs et les diplomates étrangers accrédités en République Islamique de Mauritanie.

Les cas de suppression des peines d’emprisonnement et le maintien des sanctions pécuniaires dans les articles:

-Article 36 relatif à la publication, de mauvaise foi, de fausses nouvelles de nature à provoquer des troubles publiques, à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la nation,

-Article 40 relatif à diffamation envers les particuliers

-Article 41relatif à l’injure.

Ce qui était considéré comme étant une concrétisation matérielle d’un engagement de l’ex Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz relatif à la suppression des peines d’emprisonnement dans les délits de publication.

Les organisations et institutions de la presse mauritanienne avaient  unanimement salué la loi portant suppression des peines d’emprisonnement des journalistes.

suivie d’un processus conduisant à l’abrogation pure et simple de toutes les sanctions qui entravent la liberté de presse”.

Il faut le dire que le paradoxe aujourd’hui est au moment où la corporation demande la suppression éventuellement des sanctions pécuniaires maintenues dans certains articles  de nature à élargir le champ de liberté de la presse dans notre pays,  voici une arrestation qui vient en prélude à l’imposition et à l’adoption d’un nouveau projet de loi appelé « Protection des symboles », un projet que de nombreux les partis politiques et médiatiques ont exprimé leur rejet comme non seulement un sérieux recul de la liberté d’expression mais les observateurs considèrene l’acte de l’imposition et à l’adoption du projet de loi appelé « Protection des symboles », comptant sur sa majorité parlementaire ressemble à l’histoire  ” des moutons de Panurge ” car cette majorité n’a jamais rejeté un projet de lois et tout les projets de loi proposés par le gouvernement passent comme une lettre à la poste même les plus controversés comme projet loi appelé « Protection des symboles » Qui en réalité ne devrait pas s’ingerer dans la lois 017/2006 comme abrogée en 2011

Avec cette loi très ambiguë dans ses articles et ne faisant pas la différence entre une analyse critique et une diffamation, comment allons nous s’adresser à un gouvernement ou un régime et lui dire que sa gestion de tel dossier est catastrophe? Comment peut-on apostropher un ministre ou un responsable quant on est au parfum d’une corruption ou des rétrocommissions  dans tel dossier ou tel appel d’offre? Comment prendre une image ou filmer une situation de recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques lors de manifestations pacifiques? ou en situation de flagrante délits de corruption, d’abus de pouvoir?

Je pense que nos députés doivent trouver des réponses à ces questions avant de jouer au jeu ” des moutons de Panurge “

Moulaye Najim Moulaye Zeine

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