Ramaphosa interpelle l’Afrique : « Les dérives du pouvoir ne peuvent plus être tolérées »
À l’ouverture de la septième session ordinaire du Parlement panafricain, organisée à Midrand, en Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a plaidé pour une position africaine unifiée en faveur d’une profonde réforme de la gouvernance sur le continent. Face aux défis politiques qui fragilisent plusieurs États membres, le chef de l’État sud-africain a insisté sur la nécessité pour les institutions de l’Union africaine de parler d’une seule voix.
Dans son intervention, Ramaphosa a dénoncé les pratiques qu’il considère comme des atteintes aux principes démocratiques africains. Il a notamment appelé au rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernement, des prolongations de mandat non prévues par les textes fondamentaux ainsi que du maintien au pouvoir en dehors de tout cadre constitutionnel.
Le président sud-africain a également souligné que la crédibilité des institutions continentales dépendait de leur capacité à défendre sans ambiguïté l’État de droit, la légalité constitutionnelle et les principes de bonne gouvernance.
Prononcé devant les parlementaires africains réunis à Midrand, son discours s’est voulu un appel à renforcer l’unité politique du continent et à accélérer les réformes institutionnelles de l’Union africaine, afin de mieux répondre aux crises de gouvernance qui continuent d’affecter plusieurs pays africains.
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