Moroni est devenue, durant deux jours, le point de convergence des acteurs francophones engagés dans la régulation des médias et la gouvernance du numérique. Experts, responsables institutionnels et représentants d’organisations internationales participent à une rencontre de haut niveau consacrée à l’éducation aux médias, à l’information et à la citoyenneté numérique.
Cette initiative, portée conjointement par le Réseau francophone des autorités de régulation des médias (RIARC) et le Conseil national de la presse et de l’audiovisuel des Comores (CNPA), vise à encourager une utilisation plus responsable des plateformes numériques et à renforcer les capacités des citoyens face aux enjeux informationnels contemporains.
Le lancement officiel des travaux a été marqué par la présence du président comorien Azali Assoumani, dont la participation traduit l’intérêt accordé par les autorités nationales aux questions liées à la transformation digitale et à la maîtrise de l’espace médiatique.
Des délégations venues de plusieurs pays africains, ainsi que des représentants de la France et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prennent part aux discussions axées sur les mutations du paysage médiatique à l’ère du numérique.
Prenant la parole au nom des participants, le secrétaire général de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel de Mauritanie, M. Laghdaf Ould Khaye, a salué les efforts des autorités comoriennes pour favoriser le dialogue et la concertation autour des défis numériques auxquels fait face l’espace francophone.
Les débats ont notamment porté sur la lutte contre la désinformation, le développement de l’esprit critique chez les citoyens et la nécessité de promouvoir une culture numérique fondée sur la responsabilité et le respect des droits fondamentaux.
Une session spécifique consacrée à la cybersécurité et à la protection des données personnelles, présidée par Ghazaf Ould Khi, a permis à plusieurs spécialistes et décideurs internationaux d’échanger sur les mécanismes à mettre en place pour renforcer la confiance dans l’environnement numérique et préserver la souveraineté des États sur leurs données stratégiques.
À travers cette rencontre, les institutions participantes affichent leur volonté commune de bâtir un cadre numérique plus sûr, plus éthique et davantage adapté aux défis de l’information dans le monde francophone.
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