Dans une lettre ouverte adressée au président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, l’ancien chef de l’État Mohamed Ould Abdel Aziz a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative illégale de mise en vente de ses biens saisis par les autorités.
Selon lui, les démarches engagées autour de ces confiscations seraient dépourvues de fondement juridique exécutoire. Il affirme que cette affaire, qu’il qualifie de « mascarade judiciaire », a débuté par son emprisonnement avant de se transformer, selon ses mots, en une campagne visant à dépouiller sa famille et ses proches de leurs biens. Il tient directement le président Ghazouani pour responsable de cette situation.
L’ancien président soutient également que plusieurs biens retenus dans le cadre de sa condamnation provenaient de cadeaux offerts par l’actuel chef de l’État, notamment des véhicules et des sommes d’argent. Il rejette ainsi toute accusation d’enrichissement illicite liée à ces possessions.
Mohamed Ould Abdel Aziz estime par ailleurs que les procédures de confiscation souffrent de graves irrégularités juridiques. Il affirme que les décisions de justice ne mentionnent pas clairement les biens concernés, ce qui rendrait, selon lui, toute éventuelle vente juridiquement invalide.
Dans sa lettre, l’ancien dirigeant accuse enfin certaines parties influentes d’instrumentaliser la justice pour l’écarter définitivement de la scène politique. Il rappelle avoir été acquitté de plusieurs accusations liées à la corruption et à la gestion des fonds publics, affirmant que l’objectif réel de cette affaire serait de le « neutraliser politiquement », au risque, selon lui, d’encourager davantage la corruption.
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