L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a quitté, ce jeudi, son lieu de détention pour être conduit vers une clinique privée de Nouakchott où il doit subir une nouvelle série d’examens médicaux. Cette évacuation sanitaire, effectuée sous surveillance sécuritaire, intervient dans un contexte marqué par une communication extrêmement limitée des autorités sur son état de santé.
Selon Me Mohameden Ould Ichidou, coordinateur de son collectif de défense, le transfert a bien eu lieu et répond à des impératifs médicaux nécessitant des investigations complémentaires. L’avocat n’a toutefois fourni aucun détail sur la nature des examens pratiqués ni sur les pathologies concernées, alimentant ainsi les spéculations autour de la situation sanitaire de l’ancien chef de l’État.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de prises en charge médicales observées ces derniers mois. Plusieurs sources médiatiques avaient déjà fait état de consultations spécialisées, de contrôles réguliers ainsi que d’interventions médicales antérieures, notamment dans le domaine cardiovasculaire et des pathologies ostéo-articulaires. Son équipe de défense affirme depuis longtemps que son état de santé nécessite un suivi approfondi, allant jusqu’à réclamer à plusieurs reprises une évacuation vers une structure médicale spécialisée à l’étranger.
En janvier dernier, ses avocats avaient publiquement alerté sur une dégradation de sa condition physique, évoquant l’aggravation de plusieurs affections chroniques et la nécessité d’une intervention chirurgicale complexe dans un établissement européen spécialisé. Ils avaient également dénoncé les conditions de détention de leur client, estimant qu’elles contribuaient à fragiliser davantage son état.
L’affaire revêt une dimension particulière en raison du statut de Mohamed Ould Abdel Aziz, condamné en appel à quinze années de prison dans le cadre du dossier dit de la « Décennie », l’un des procès les plus médiatisés de l’histoire récente de la Mauritanie. Chaque évolution de sa situation judiciaire ou médicale continue ainsi de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique nationale et au-delà.
Pour l’heure, aucune source officielle n’a communiqué sur les résultats des examens en cours ni sur la durée de son séjour dans l’établissement médical, laissant planer le doute sur la gravité réelle de son état de santé.
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