La Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC) a lancé samedi 31 octobre à Nouakchott une campagne de terrain pour supprimer les branchements illégaux sur son réseau. Elle les désigne comme la cause principale des incendies de poteaux et de petits postes électriques qui se sont multipliés ces derniers jours dans la capitale.
Dans un communiqué relayé par Sahara Medias et Al-Akhbar, l’entreprise publique met en cause des « techniciens grimpeurs » non qualifiés, extérieurs à ses équipes officielles. Selon elle, ces intervenants posent des câbles de mauvaise qualité et réalisent des raccordements de fortune. Quand la demande augmente, ces installations provoquent des courts-circuits et dépassent la capacité des poteaux et des transformateurs.
Remise en conformité du réseau
Les équipes de la SOMELEC doivent retirer les raccordements jugés anarchiques et remettre aux normes techniques et de sécurité les connexions sur les poteaux du réseau de la capitale. La société n’a précisé ni la durée de l’opération, ni les quartiers visés en priorité.
Le communiqué qualifie l’électricité piratée de « bombe à retardement » placée aux portes des habitations. Il appelle les habitants à protéger les installations et à signaler les branchements illicites, en présentant la sécurité du réseau comme une affaire « collective » et non plus seulement technique. Aucun bilan chiffré des incendies, ni d’éventuelles victimes, n’a été communiqué.
Ces derniers jours, plusieurs petits postes de distribution et des poteaux ont pris feu dans divers quartiers de Nouakchott, avec à chaque fois des coupures étendues. La SOMELEC invoquait jusqu’ici la hausse de la charge et les fortes chaleurs. Dans le même temps, l’entreprise a mené du 30 octobre au 1er novembre des coupures programmées par zones pour réviser son poste central. Vendredi, la coalition d’opposition des Forces du salut a manifesté devant son siège pour dénoncer la crise de l’électricité.
La campagne de démantèlement a débuté samedi. La société n’a annoncé aucune date de fin.
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