Au moins treize civils, dont six enfants, ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi par une frappe de drone visant un campement nomade touareg dans la région de Tombouctou, à quelques kilomètres de la frontière mauritanienne, selon des organisations locales et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Mercredi, l’armée malienne a assuré avoir ciblé des « terroristes ».
La frappe a touché un petit campement installé à Hassi Laghdaf, près de Lerneb, dans le cercle de Goundam. Deux tentes appartenant à deux familles de la communauté touarègue Izimatene ont été détruites. Parmi les morts figurent six enfants et au moins une femme, d’après des sources locales jointes par RFI. Plusieurs blessés sont signalés, dont une femme dans un état grave.
« Les bombes ont touché deux tentes et tué 13 personnes dans leur sommeil », a déclaré Tilla Ag Zeini, secrétaire général de l’association Kal Akal, cité par l’agence AP. Il affirme que les motos présentes sur place appartenaient à une famille civile « pacifique ». Un porte-parole du FLA a diffusé des images présentées comme les restes des tentes et une liste de victimes, que l’AP n’a pas pu vérifier.
Version de l’armée
Resté silencieux lundi et mardi, l’état-major malien a réagi mercredi. Il affirme avoir frappé des terroristes « réunis à couvert », qui avaient caché leurs motos dans un endroit isolé, et précise que la position a été visée « après confirmation de la cible ». Aucun bilan officiel n’a été communiqué.
L’ESSENTIEL
- 13 morts, dont 6 enfants, selon des sources locales
- Lieu : Hassi Laghdaf, cercle de Goundam, près de la frontière mauritanienne
- L’armée dit avoir visé des « terroristes »
L’armée malienne, appuyée par l’Africa Corps russe, mène des opérations contre les groupes jihadistes et les rebelles séparatistes du Nord, et a repris Kidal le 6 octobre. Ce mois-ci, Human Rights Watch a reproché aux forces maliennes et à leurs alliés des opérations qui frappent des civils, en soulignant que toutes les parties au conflit commettent de graves violations.
Les organisations de défense des droits des Touaregs disent recenser les noms des victimes en vue d’une documentation de la frappe.
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