Les trois voisins de la Libye ont parlé d’une seule voix à Alger. Les ministres des Affaires étrangères d’Algérie, de Tunisie et d’Égypte, réunis le 25 octobre, demandent l’organisation d’élections présidentielle et législatives simultanées et le retrait de tous les mercenaires et forces étrangères du territoire libyen.
La rencontre réunissait l’Algérien Ahmed Attaf, hôte de la réunion, le Tunisien Mohamed Ali Nafti et l’Égyptien Badr Abdel Aati, dans le cadre du mécanisme tripartite des pays voisins de la Libye. Leur déclaration commune a été rendue publique dimanche soir.
« Une solution libyenne »
Les trois pays jugent que les transitions successives aggravent la crise. Ils réclament des scrutins « libres et équitables » fondés sur un cadre constitutionnel consensuel, ainsi qu’une unification accélérée des institutions, y compris l’armée et les services de sécurité.
Le texte rejette « toute forme d’ingérence étrangère », accusée de prolonger le conflit. Il appelle à préserver les acquis du cessez-le-feu, à protéger les avoirs libyens gelés à l’étranger et à appliquer le cadre unifié de dépenses publiques pour 2026. Les ministres apportent leur soutien à la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul), à sa feuille de route politique et aux travaux du comité de dialogue « 4+4 », tout en insistant sur un processus conduit par les Libyens eux-mêmes.
L’ESSENTIEL
- Réunion tripartite à Alger le 25 octobre 2026
- Appel à des élections présidentielle et législatives simultanées
- Prochaine session prévue en Tunisie, date à fixer
Un pays toujours divisé
La Libye reste partagée entre un gouvernement reconnu par l’ONU à Tripoli et des autorités rivales dans l’Est. Les élections prévues en décembre 2021 n’ont jamais eu lieu. La réunion d’Alger intervient quelques jours après la ratification, par le Parlement de l’Est, d’un mémorandum maritime avec la Turquie, contesté par l’Égypte. La précédente session du mécanisme s’était tenue au Caire, le 21 mai.
La prochaine réunion des trois ministres aura lieu en Tunisie, à une date qui reste à fixer.
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