Pourquoi la FIFA déroule le tapis rouge à un État accusé de génocide ?
C’est la grande question que tout le monde se pose.
En fait, le 8 septembre, l’Italie jouera contre Israël en Hongrie. À première vue, un simple match de football. En réalité, une démonstration éclatante de l’indécence d’une FIFA qui choisit de dérouler le tapis rouge à un État accusé de génocide, tandis que le monde détourne le regard.
Depuis deux ans, près de 470 000 Palestiniens et Palestiniennes sont privés de nourriture, et 55 000 vies ont été fauchées : des nourrissons, des familles entières, comme si des équipes sportives avaient été rayées de la carte. Pendant ce temps, huit clubs israéliens évoluent dans des colonies illégales et certains célèbrent le racisme à l’égard des Palestiniens. Des violations flagrantes du droit international et des règles que la FIFA prétend défendre. Et pourtant, Israël continue de bénéficier d’une tribune mondiale.
Le contraste avec la Russie est édifiant. Quelques jours seulement ont suffi à la FIFA pour exclure Moscou après l’invasion de l’Ukraine. Aucune manifestation de masse, aucun débat interminable. Israël, lui, jouit d’un traitement de faveur incompréhensible, alors même que son Premier ministre est visé par un mandat d’arrêt international pour génocide. Deux poids, deux mesures, hypocrisie cruelle.
Les entraîneurs italiens ont osé prendre position. Leur message est simple et clair : Israël doit être suspendu de la compétition. Leur appel doit devenir celui de millions de citoyens, jusqu’à ce que la FIFA cesse de couvrir l’inacceptable.
Le contexte international évolue. 28 mai 2024, la Norvège, l’Irlande et l’Espagne, ces deux derniers étant membres de l’UE, ont reconnu l’État de Palestine. Le 4 juin 2024, la Slovénie a reconnu la Palestinel’État.
le Vatican, l’Islande, et la Suède, qui devient le premier pays alors membre de l’Union européenne à reconnaître l’État palestinien (Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie… En suite viendrait la France qui prépare un mini-sommet, à New York, le 22 de ce mois, avec le l’Arabie saoudite pour officialiser sa reconnaissance. L’Allemagne a suspendu ses exportations d’armes sous la pression populaire. La dynamique est là. Le football, lui, doit enfin se mettre en accord avec la justice et les droits humains.
Chaque match accordé à Israël, chaque hymne joué, chaque drapeau hissé est une caution symbolique donnée à l’injustice. La FIFA ne peut plus continuer à ignorer la réalité. L’histoire retiendra ceux qui ont choisi la neutralité complice. Aujourd’hui, elle juge déjà l’indifférence des instances sportives.
Assez d’impunité. Assez de deux poids, deux mesures. Israël doit être exclu de la Coupe du monde.
Moulaye Najim Moulaye Zeine