Téhéran a confirmé jeudi 29 octobre avoir reçu une lettre du vice-président américain JD Vance visant à relancer les pourparlers de paix, sans y avoir encore répondu. Le même jour, les Gardiens de la révolution ont affirmé que trois pétroliers avaient sauté sur des mines dans le détroit d’Ormuz.
La confirmation est venue de l’agence semi-officielle Tasnim, citée par Reuters. Elle précise que l’Iran exige toujours que Washington accepte ses « sept conditions » et que toute position contraire serait « inacceptable ». Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a assuré mercredi que son pays « continue de donner une chance à la diplomatie ».
Une lettre transmise par le Qatar
Révélée par le Wall Street Journal, la lettre est adressée à Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Elle aurait été remise dimanche par des médiateurs qataris. Selon le New York Times, Vance y propose des discussions directes à brève échéance, sous sa conduite, avec le dossier nucléaire au menu dès le départ. Le Qatar ou la Turquie pourraient les accueillir dès la semaine prochaine.
Donald Trump a livré une autre version. Selon lui, la démarche de son vice-président portait sur l’envoi de fournitures médicales à l’Iran. Interrogé sur une éventuelle consigne de relancer les négociations, il a répondu « non ».
Dans le détroit d’Ormuz, les Gardiens de la révolution affirment que trois pétroliers ont explosé et pris feu en 24 heures après avoir heurté des mines sur la route sud, qu’ils jugent « non autorisée ». Ils accusent les navires d’avoir coupé leurs systèmes de navigation et en rendent responsables armateurs et équipages. L’agence britannique UKMTO a signalé un navire en feu à environ neuf milles nautiques au nord de Khasab, à Oman.
La menace d’une reprise des frappes
La guerre a été déclenchée fin février par les États-Unis et Israël ; Washington impose depuis un blocus naval. D’après le Wall Street Journal, Donald Trump a demandé à ses alliés du Golfe de se préparer à une campagne militaire courte et intense après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
La réponse officielle de Mohsen Rezaï à la lettre américaine est attendue dans les prochains jours.
![]()
