L’Algérie a profité du troisième sommet Russie-Afrique, jeudi 29 octobre à Moscou, pour réaffirmer son soutien au droit des Sahraouis à l’autodétermination et saluer la position russe sur ce dossier. Le message intervient à la veille du vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’avenir de la MINURSO.
Le discours du président Abdelmadjid Tebboune a été lu par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, qui représentait l’Algérie au sommet. Le chef de l’État y appelle à « l’élimination des derniers vestiges du colonialisme en Afrique » et cite la question du Sahara occidental comme principal exemple, selon la presse algérienne.
Alger dit soutenir une solution politique « juste et durable » qui garantisse l’autodétermination du peuple sahraoui. Le président salue aussi la reprise, plus tôt dans l’année, de négociations entre les parties sous l’égide de l’ONU. Il remercie enfin la Russie pour sa position « constante et de principe » en faveur de ce droit.
Réforme du Conseil de sécurité
Le texte réclame une réforme du Conseil de sécurité pour assurer à l’Afrique une représentation « juste et équitable », dans la ligne du consensus d’Ezulwini et de la déclaration de Syrte. Il plaide pour une approche « globale et intégrée » contre le terrorisme, qui traite aussi ses causes profondes. Abdelmadjid Tebboune est le champion de l’Union africaine sur ce dossier.
Sur le plan économique, Alger met en avant la route transsaharienne, le gazoduc transsaharien, les interconnexions électriques et numériques, et la zone de libre-échange continentale africaine. Le président demande de traduire la volonté politique en « projets concrets ».
Le sommet s’est conclu par l’adoption de trois documents : une déclaration finale, un plan d’action du Forum de partenariat Russie-Afrique pour 2027-2029 et une déclaration sur les usages civils de l’intelligence artificielle.
À New York, les quinze membres du Conseil de sécurité doivent se prononcer vendredi 30 octobre sur un projet de résolution américain révisé. Il fait du plan d’autonomie marocain la base des négociations tout en réintroduisant une référence à l’autodétermination, à la demande notamment de la Russie. Le mandat actuel de la MINURSO expire le 31 octobre.
![]()
