Le ministère mauritanien du Commerce a annoncé samedi 24 octobre que la tomate est de nouveau disponible sur les marchés au prix de 500 anciennes ouguiyas (50 MRU) le kilogramme. Il y a moins de deux semaines, le même kilo s’échangeait à plusieurs milliers d’ouguiyas à Nouakchott.
Selon le communiqué du ministère, relayé par Al-Akhbar et Sahara Medias, les équipes de protection du consommateur ont ramené les prix « à leur niveau habituel » dans les marchés et les magasins de légumes. Le département dit poursuivre la surveillance des points de vente pour faire respecter les tarifs.
Les autorités invoquent une campagne contre la spéculation, le monopole et les pratiques commerciales illégales, menée avec les autorités administratives et sécuritaires. Les citoyens sont invités à signaler toute hausse injustifiée via les numéros verts de la protection du consommateur.
L’ESSENTIEL
- Prix annoncé : 500 anciennes ouguiyas le kilo (50 MRU)
- Pic de la crise : environ 4 000 anciennes ouguiyas, jusqu’à 5 000 selon certains relevés
- 4,7 tonnes saisies à Nouakchott mi-octobre
Une crise d’approvisionnement à la mi-octobre
La flambée a débuté vers le 11 octobre et a touché l’ensemble des marchés du pays. D’après la presse locale, le kilo a atteint environ 4 000 anciennes ouguiyas, et jusqu’à 5 000 selon les relevés du ministère. Plusieurs médias l’ont attribuée à un arrêt des exportations de tomates marocaines vers les marchés africains, une explication qui n’a pas été confirmée officiellement.
Le ministère avait de son côté mis en cause la spéculation et une pénurie saisonnière liée à la fin de la campagne de production. Le 14 octobre, ses équipes avaient saisi 4,7 tonnes de tomates à Nouakchott, revendues ensuite sous contrôle entre 1 200 et 1 300 anciennes ouguiyas le kilo.
La Mauritanie dépend largement des importations, notamment marocaines, pour ses fruits et légumes. Le gouvernement assure que la production nationale reviendra sur les étals à la période habituelle.
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