Pêche : Nouakchott et Bruxelles sous pression à l’approche de l’échéance du 14 novembre
À trois semaines de l’expiration du protocole de pêche entre la Mauritanie et l’Union européenne, les discussions s’intensifient pour éviter une rupture qui pourrait affecter les flottes européennes opérant dans les eaux mauritaniennes.
La ministre de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires, Aïssata Lam, s’est entretenue jeudi 22 octobre, par visioconférence, avec Costas Kadis, commissaire européen à la Pêche et aux Océans. Au cœur des échanges : les négociations en cours et la recherche d’un compromis conciliant les intérêts économiques des deux parties avec la préservation des ressources halieutiques.
Mais aucune avancée décisive n’a été annoncée. Le ministère n’a précisé ni les points de blocage ni les concessions susceptibles de débloquer les discussions.
L’urgence est pourtant réelle. L’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas et la Lettonie ont récemment pressé la Commission européenne d’accélérer les négociations et d’envisager une prolongation du protocole afin de préserver la continuité des activités de leurs navires.
Le dispositif actuel prévoit une contribution européenne de 60,8 millions d’euros par an, à laquelle s’ajoutent les redevances des armateurs, pour des possibilités de capture pouvant atteindre 280 050 tonnes annuelles. Ces conditions restent celles du protocole en vigueur et ne constituent pas une nouvelle proposition.
L’enjeu dépasse donc la seule reconduction d’un accord technique : il s’agit de déterminer les conditions d’accès des flottes européennes aux eaux mauritaniennes, tout en préservant les intérêts économiques du pays et la durabilité de ses ressources marines.
À ce stade, le dialogue se poursuit, mais l’issue des négociations demeure incertaine. Aucune prolongation ni aucun nouveau protocole n’ont été officiellement annoncés.
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