L’ancien président de la Commission nationale des droits de l’homme, Ahmed Salem Ould Bouhabini, a affirmé que le procès de l’ex-président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ne respectait pas les critères d’un procès équitable. Il a rappelé qu’ils avaient, dès les premières étapes de la procédure, alerté sur plusieurs irrégularités d’ordre juridique et technique, tout en présentant des éléments pour étayer leurs critiques.
Selon Ould Bouhabini, les investigations menées dans cette affaire se sont étalées sur une période de deux années, alors que l’accusé n’aurait disposé que de 45 minutes pour répondre aux charges retenues contre lui. Une situation qu’il considère contraire au principe d’égalité entre l’accusation et la défense, ainsi qu’aux garanties fondamentales d’un jugement juste.
Il a également souligné que, dans une procédure conforme aux normes judiciaires, le parquet doit exposer l’ensemble de ses preuves tout en laissant à la défense le temps et les moyens nécessaires pour les contester et assurer pleinement sa mission.
Par ailleurs, Ould Bouhabini a indiqué que le ministère public avait pu faire entendre tous les témoins qu’il souhaitait, tandis que certains témoins proposés par la défense n’auraient pas été autorisés à comparaître. Il estime que cette décision constitue une atteinte aux droits de la défense et au principe d’égalité devant la justice.
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