De sources généralement bien informées et haut placées, Points Chauds en mesure de révéler les véritables raisons, aussi inattendues que compromettantes, qui ont précipité le départ de l’ex-Premier ministre algérien, Nadir Larbaoui.
Alors que l’Algérie traversait une tragédie nationale les 15 et 16 août derniers, la noyade de plusieurs citoyens dans les eaux boueuses de Oued El Harrache, le chef du gouvernement était introuvable. Coupé du monde pendant plus de 48 heures dans un hôtel New-yorkais, M. Larbaoui aurait, selon nos informations, choisi de s’isoler, pour des raisons que nous préférons taire ici, loin des impératifs de sa charge.
Ce qui scandalise les hautes sphères d’Alger, ce n’est pas seulement son absence, mais surtout l’impossibilité absolue de le joindre au moment où le pays réclamait des décisions urgentes. Le cabinet du chef d’état-major, Saïda Chengriha, aurait multiplié les appels les 14 et 15 août. Sans succès. Le général lui-même aurait tenté, en vain, de le contacter directement sur son portable. Ses collaborateurs restés à Alger, eux aussi, se sont heurtés au silence.
Plus troublant encore : ce déplacement a été effectué dans la plus grande opacité, sans directeur de cabinet, sans équipe rapprochée, ni même garde du corps. Une disparition de facto qui a plongé l’exécutif dans le désarroi au pire moment.
Aux yeux de nos sources, ce comportement constitue une faute d’une gravité exceptionnelle. Un Premier ministre, doté de moyens techniques et humains conséquents, est censé rester joignable en toute circonstance. « Dans n’importe quelle démocratie, une telle défaillance aurait entraîné non seulement une démission immédiate, mais aussi des poursuites judiciaires », confie un haut fonctionnaire.
Son limogeage, décidé sans délai, est perçu comme un signal fort du pouvoir algérien : celui d’une zéro tolérance vis-à-vis de l’irresponsabilité et des comportements qui portent préjudice à la population. Une manière pour l’exécutif de rappeler que, face aux drames nationaux, aucun manquement n’est excusable, quel que soit le rang de l’intéressé.
C’est donc cette absence jugée inexcusable qui a scellé le sort de Nadir Larbaoui. Un épisode révélateur du sommet des l’États arabes et qui pose une fois de plus la question des standards de responsabilité et de gouvernance de nos pays.
Ould Boeya
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