Prévue comme un moment d’échange entre le pouvoir et les formations politiques, la rencontre initiée par le président Mohamed Ould Ghazouani s’est finalement tenue sans l’Alliance démocratique de l’opposition, qui a choisi de ne pas y prendre part.
D’après des informations issues de la coalition, tout semblait pourtant engagé dans le sens d’une participation. À la demande des autorités, transmise par le ministre Moulay Ould Mohamed Laqdaf, l’Alliance avait déjà arrêté la composition de sa délégation.
Mais à la veille de la réunion, un revirement est venu bouleverser la donne. Les organisateurs auraient introduit un nouveau critère : limiter la participation aux seuls partis disposant d’une reconnaissance officielle. Une restriction jugée inattendue par la coalition, qui affirme n’en avoir jamais été informée auparavant.
Regroupant des acteurs politiques aux statuts variés, l’Alliance a estimé que cette condition excluait de facto une partie de ses composantes. Considérant ce changement comme inacceptable, elle a préféré se retirer collectivement du processus, transformant ainsi ce rendez-vous politique en occasion manquée de dialogue.
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