Dans la nuit du 4 au 5 janvier, Torodi, ville stratégique proche de la frontière burkinabè et située à une cinquantaine de kilomètres de Niamey, a été le théâtre d’une violente attaque jihadiste. La résidence du préfet local a été prise pour cible, faisant au moins sept victimes.
Le préfet, qui était également capitaine dans l’armée nigérienne, a perdu la vie avec toute sa famille, marquant un triste record : c’est la première fois qu’un préfet est assassiné dans sa propre localité au Niger. Selon des sources sécuritaires, les assaillants ont incendié la demeure malgré sa protection renforcée.
Lors de leur fuite vers l’ouest, les assaillants ont emporté trois véhicules des forces de défense et libéré deux complices précédemment arrêtés à Torodi. La ville abrite depuis plusieurs mois plusieurs détachements des forces spéciales dans une zone constamment sous état d’urgence.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte de violences croissantes : ces derniers mois, plusieurs écoles ont été fermées et, le 18 décembre, le directeur d’une école à Makalondi avait été enlevé et demeure introuvable. Des établissements scolaires ont également été incendiés, poussant les populations rurales à fuir la zone du Gourma pour se réfugier à Niamey ou dans des régions jugées plus sûres.
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