Mauritanie au bord du gouffre : l’alerte du général à la retraite Lebatt Ould Maayou
Dans une analyse sans concession, le Général à la retraite Lebatt Ould Maayouf livre sa vision de la situation actuelle en Mauritanie. À travers ce texte, il met en garde contre l’effondrement progressif des institutions et alerte sur les risques d’un chaos imminent si un sursaut collectif n’intervient pas rapidement.
Une succession qui divise et fragilise l’État
La question de la succession présidentielle en Mauritanie est devenue un sujet brûlant qui alimente aussi bien les cercles du pouvoir que les débats sur les réseaux sociaux et dans les médias.
Chaque clan met en avant son « héritier » idéal, louant ses qualités et le présentant comme le mieux placé pour succéder au chef de l’État. D’autres revendiquent ce droit comme un monopole exclusif, allant jusqu’à menacer de provoquer le chaos si leurs ambitions venaient à être contrariées.
Cette compétition effrénée, où les divisions sont attisées sans retenue et parfois au grand jour, se déroule dans une indifférence inquiétante de la part des autorités, de la classe politique et d’une grande partie de l’élite nationale.
Un État épuisé et une société fragilisée
Selon le général Ould Maayouf, l’appareil d’État est aujourd’hui « à bout de souffle ». Les institutions s’effritent, les secteurs vitaux s’effondrent, le tissu social s’effiloche, tandis que tribalisme, clientélisme et corruption rongent le pays. Les richesses sont dilapidées et chacun observe passivement, redoutant l’implosion d’un système à bout de forces.
Un tel contexte, avertit-il, est incompatible avec la construction d’un État juste et équitable, garantissant l’égalité des chances, les droits et la dignité de tous les citoyens.
Deux chemins possibles : l’effondrement ou le sursaut
Face à cette situation critique, le général appelle la classe politique et les élites nationales à dépasser leurs querelles pour sauver l’essentiel : l’avenir de la nation. Deux options se présentent, dit-il :
Laisser le pays s’enfoncer, en spectateurs impuissants de son effondrement.
Agir collectivement pour imposer le changement, que ce soit par un sursaut des responsables actuels ou, si nécessaire, par leur départ.
Pour Ould Maayouf, seule la deuxième voie est viable : l’unité des forces réformatrices, capables de faire pression sur un pouvoir qui n’a cessé de diviser pour régner, représente l’unique espoir de transformation.
Un appel à l’unité et à la mobilisation
Le général insiste : l’urgence du moment impose de mettre de côté toutes les autres revendications pour se concentrer exclusivement sur le changement politique. « L’heure est critique », martèle-t-il, appelant à une mobilisation nationale de toutes les forces vives, partis, indépendants et simples citoyens, autour d’une plateforme unique : sauver la Mauritanie et refonder son processus politique.
En guise de dernier avertissement, le Général à la retraite Lebatt Ould Maayouf conclut :
« Si nous n’avons pas le courage de changer aujourd’hui, demain il sera trop tard. La Mauritanie ne se sauvera que par l’unité, la justice et le sacrifice de tous. »
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