Un tireur a fait un mort et cinq blessés vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Paris. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi de l’enquête et retient le mobile raciste. L’Élysée a qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste ».
Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’assaillant a tiré sur une aire de jeux pour enfants, une station-service et un centre médical. L’équipée a duré moins d’un quart d’heure. Le suspect tirait en rafale depuis sa voiture.
D’après le maire de Trappes, Ali Rabeh, la personne tuée est « d’origine africaine ». Trois blessés sont dans un état grave, dont une fillette de 12 ans touchée de huit balles ; son état est désormais stable, selon le maire de La Verrière, Nicolas Dainville. Un autre blessé grave est d’origine nord-africaine. Deux agentes d’entretien d’une école de Trappes figurent parmi les victimes.
L’ESSENTIEL
- 1 mort, 5 blessés dont 3 graves
- Suspect de 39 ans interpellé à Coignières
- Enquête du Pnat pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste »
Un appartement piégé
Le suspect, un homme né en 1987 et domicilié à Plaisir, a été interpellé peu après les tirs à Coignières, puis placé en garde à vue. Il n’était pas fiché S, mais il était connu de la police pour des délits de droit commun, selon les premiers éléments de l’enquête. Un pistolet-mitrailleur de type Sten a été retrouvé dans son véhicule.
Son appartement avait été piégé avec trois bouteilles de gaz reliées à un minuteur, a indiqué le Pnat. L’immeuble a été évacué et des démineurs sont intervenus. Un proche du suspect a également été placé en garde à vue.
Le Pnat a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste », avec la circonstance aggravante d’une appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion. Ali Rabeh évoque une attaque « probablement islamophobe ». Emmanuel Macron s’est rendu sur place.
L’attaque survient alors que la France déploie 70 000 policiers et gendarmes pour des manifestations prévues ce samedi, après un week-end d’émeutes. La garde à vue du suspect peut durer jusqu’à 96 heures.
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