Les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté samedi 24 octobre, tôt dans la matinée, un missile balistique tiré par les rebelles houthis du Yémen en direction de Riyad. Deux autres missiles visaient Taëf et le port de Yanbu, et un drone a été abattu dans la province orientale, selon la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.
L’annonce a été faite sur X par le porte-parole de la coalition, Turki al-Malki. Le missile lancé vers la capitale a été « intercepté et détruit », a-t-il indiqué, qualifiant les Houthis de « milice terroriste ». L’agence officielle SPA a fait état des deux tirs visant Taëf, dans l’ouest du royaume, et Yanbu, sur la mer Rouge.
Selon l’AFP, deux explosions ont été entendues à Riyad. La défense civile avait activé le système d’alerte précoce et les habitants ont reçu des messages d’alerte sur leurs téléphones. Aucune victime ni aucun dégât n’ont été signalés à ce stade. Les Houthis n’avaient pas réagi dans l’immédiat.
L’ESSENTIEL
- 3 missiles balistiques interceptés : Riyad, Taëf, Yanbu
- 1 drone abattu dans la province orientale
- Aucune victime signalée
Une série d’attaques depuis l’été
Ce tir est le dernier d’une série. La coalition avait déjà annoncé l’interception de missiles visant Riyad le 14 et le 20 octobre, et de six missiles balistiques le 24 septembre. La trêve de 2022 entre Riyad et les Houthis s’est effondrée en juillet, après l’atterrissage à Sanaa d’un avion iranien malgré le contrôle saoudien de l’espace aérien yéménite. Les rebelles ont depuis proclamé un blocus maritime contre le royaume et frappé ses navires et installations pétrolières, tandis que l’aviation saoudienne bombarde régulièrement leurs positions.
Ces tirs interviennent dans un climat régional très tendu : selon le Wall Street Journal, Washington réarme le porte-avions USS George Washington en mer d’Arabie en vue d’éventuelles frappes contre l’Iran, allié des Houthis. Téhéran a prévenu samedi qu’il n’autoriserait pas les navires militaires américains dans le Golfe.
Les États-Unis tiennent leurs élections de mi-mandat le 3 novembre, date avant laquelle Donald Trump avait laissé entendre qu’aucune frappe n’aurait lieu.
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