Les autorités mauritaniennes ont refusé d’accorder des visas à une délégation américaine composée de militants des droits humains qui prévoyait de se rendre en Mauritanie pour présenter leurs condoléances à la famille du militant Boubacar Ould Massoud et échanger avec plusieurs acteurs locaux engagés dans la défense des droits civiques.
Faute d’autorisation d’entrée, les membres de la mission sont restés à Dakar, au Sénégal, sans pouvoir poursuivre leur déplacement vers Nouakchott. Seul un participant disposant de la nationalité mauritanienne a pu accéder au territoire, n’étant pas soumis à l’obligation de visa.
La délégation regroupait des représentants d’organisations américaines actives dans la lutte contre l’esclavage et la défense des libertés civiles. Leur programme prévoyait des rencontres avec des militants mauritaniens ainsi qu’un entretien avec le Bureau chargé des droits de l’homme, de l’action humanitaire et des relations avec la société civile.
Cette décision intervient dans un climat marqué par des relations souvent tendues entre les autorités mauritaniennes et certaines ONG internationales impliquées dans les questions d’esclavage et de discrimination, des sujets qui alimentent régulièrement le débat public ces dernières années.
Des observateurs considèrent toutefois que ce refus de visas s’inscrit dans le cadre des prérogatives souveraines de l’État mauritanien en matière de contrôle des entrées sur son territoire. Ils soulignent également que la délégation ne représentait aucune institution officielle américaine, mais uniquement des organisations non gouvernementales.
Cet épisode rappelle plusieurs précédents similaires durant lesquels des délégations étrangères engagées sur les questions des droits humains et de l’esclavage avaient déjà été empêchées d’entrer en Mauritanie.
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