Le Front de libération de l’Azawad (FLN) affiche une confiance grandissante face aux autorités maliennes. Son porte-parole, Mohamed Mouloud Ramadan, estime que le pouvoir militaire en place à Bamako est condamné à disparaître à terme, dans un contexte marqué par une intensification des offensives menées en coordination avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
En déplacement en France, il a affirmé que les opérations actuelles visent à élargir l’emprise du Front dans le nord du Mali. Après avoir consolidé leur influence à Kidal, les groupes armés ambitionnent désormais de progresser vers des villes stratégiques comme Gao, Tombouctou et Ménaka.
Ramadan a également insisté sur ce qu’il considère comme une priorité : le retrait durable des forces russes du territoire malien. Selon lui, le conflit dépasse la question des alliances internationales et se concentre avant tout sur l’opposition au régime de Bamako. Il accuse par ailleurs les forces russes de soutenir des acteurs impliqués dans de graves exactions, évoquant même des demandes de retrait sécurisé formulées par certains éléments présents à Kidal.
Du côté des autorités, le président de transition Assimi Goïta a récemment réuni le Conseil supérieur de défense nationale afin d’évaluer la situation sécuritaire. À l’issue de cette rencontre, plusieurs orientations stratégiques ont été adoptées pour renforcer les capacités de défense du pays.
Le ministre de la Sécurité, Daoud Ali Mohamedine, a pour sa part assuré que la situation restait globalement maîtrisée sur l’ensemble du territoire, mettant en avant la collaboration des populations locales dans la collecte d’informations.
Malgré ces assurances, le nord du Mali demeure le théâtre de tensions persistantes. Entre la volonté des groupes armés de consolider leurs positions et les efforts de l’armée pour reprendre l’initiative, la région reste plongée dans une instabilité chronique, alimentée par l’imbrication d’enjeux locaux et d’interventions extérieures.
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