La Mauritanie a franchi une nouvelle étape dans la gestion de ses ressources marines en attribuant, hier, des licences à sept navires algériens. Ces autorisations portent sur un volume global de 31 120 tonnes, couvrant diverses espèces, allant des poissons pélagiques et démersaux aux crevettes.
Cet accord s’inscrit dans une démarche de régulation de l’activité halieutique et de valorisation durable des richesses marines, en favorisant une exploitation concertée entre les deux pays. Il met également l’accent sur des exigences environnementales visant à préserver les écosystèmes marins.
Parmi les mesures clés, l’intégration d’un nombre significatif de marins mauritaniens à bord des navires algériens constitue un levier important pour le transfert de compétences et la création d’emplois locaux. De plus, les captures devront obligatoirement être débarquées dans les ports mauritaniens, renforçant ainsi l’activité économique nationale.
L’accord prévoit aussi un dispositif renforcé de contrôle et de suivi afin de garantir le respect des réglementations en vigueur. Il sera appliqué dans le cadre d’une période expérimentale d’un an, renouvelable, accompagnée d’un soutien financier incluant une réduction de 50 % sur certaines redevances, traduisant la volonté commune de stimuler les investissements dans ce secteur clé.
Cette initiative s’insère dans un ensemble plus large de partenariats conclus entre les Premiers ministres des deux pays, couvrant des domaines stratégiques tels que l’énergie, l’industrie, le transport, l’agriculture, la pêche, l’éducation et la production.
Pour de nombreux observateurs, cet accord marque une avancée majeure vers une intégration économique renforcée entre la Mauritanie et l’Algérie, tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement, notamment dans le secteur halieutique, pilier essentiel de l’économie mauritanienne.
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