Quand le Nobel de la paix vacille : une distinction sous l’ombre du parti pris
L’ancien ministre mauritanien des Affaires étrangères, Isselkou Ould Ahmed Izidbihe, estime que l’attribution récente du prix Nobel de la paix s’éloigne de plus en plus de son esprit fondateur pour s’inscrire dans une logique idéologique assumée. Selon lui, cette prestigieuse distinction tend aujourd’hui à récompenser principalement des femmes dont l’influence politique demeure marginale et qui proviennent de pays perçus comme acceptables par l’Occident, parfois au prix de positions jugées islamophobes ou tacitement opposées à la cause palestinienne.
Dans une publication rédigée en français sur sa page Facebook, Isselkou Ould Ahmed Izidbihe souligne que cette orientation nuit gravement à des figures féminines et militantes occidentales de premier plan, reconnues mondialement pour leur indépendance intellectuelle et leur engagement authentique en faveur de la paix et du respect du droit international. Il cite notamment la Rapporteuse spéciale des Nations Unies, Francesca Albanese, ainsi que l’activiste écologiste Greta Thunberg, qu’il considère comme des voix sincères et courageuses injustement marginalisées.
L’ancien chef de la diplomatie mauritanienne met en garde contre les conséquences d’une telle dérive, estimant qu’elle risque de vider le prix Nobel de la paix de sa portée morale. À ses yeux, le Comité Nobel de Stockholm pourrait progressivement se transformer en instrument politique au service d’intérêts internationaux bien précis, au détriment des véritables artisans de la paix et de la concorde entre les peuples.
Il conclut en affirmant que tout éloignement des principes énoncés par Alfred Nobel porterait atteinte à la crédibilité historique du prix, fragilisant son héritage et son rôle symbolique dans la reconnaissance des efforts sincères en faveur d’une paix mondiale durable.
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