Me Jemel Taleb doit présenter des excuses aux Musulmans et à Ahl al-Bayt en particulier
Une vérité est incontestable : la valeur d’un être humain ne se mesure pas à ses origines, mais à sa conduite, sa justice et sa piété. Le Coran le rappelle avec force : « Le plus noble d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux » (Sourate 49, verset 13).
Mais il faut le souligner ici, en affirmant que la généalogie rattachée à FatimaZahra, fille du Prophète Mohamed (PS), n’a « aucune valeur », Me Jemel Taleb dépasse largement le cadre de l’opinion : il commet une faute grave et irréparable. Et qu’on ne s’y trompe pas : cet auteur n’est pas seulement avocat, il maîtrise parfaitement la langue de Molière. Sa plume précise et cultivée rend ses propos encore plus inacceptables et calculés, et ne laisse aucun doute sur son intention de délégitimer et de dévaloriser ce qui est sacré.
Une chose est incontestable, qu’en République islamique de Mauritanie, il devient malheureusement trop courant de voir le Prophète (PS) et sa descendance attaqués avec acharnement, parfois avec une audace inouïe et le constat est que cet acharnement est toujours faite par une seule franche de la société mauritanienne et dont je préfère ne pas citer nominamant car c’est pas le sujet.
J’aurais pu ignorer ces propos si l’auteur avait été un arabisant, sûr qu’une réponse rapide et pertinente aurait été apportée par ses pairs. Mais ici, il s’agit d’un avocat qui manie les mots avec maîtrise et froideur, transformant une opinion en triple offense historique, morale et intellectuelle, dont la gravité ne peut être minimisée.
Prétendre que la généalogie de Fatima Zahra, fille du Prophète Mohamed (PS)« ne vaut rien » comme marque de dignité, c’est à la fois une erreur historique, une faute morale et une pauvreté intellectuelle mais aussi une carence religieuse et spirituelle.
Les sources les plus établies de la tradition islamique, que tout intellectuel honnête devrait connaître, rappellent l’honneur de la famille du Prophète (PS).
« Fatima est une partie de moi. Ce qui la blesse me blesse » (Bukhari, Muslim).
« Hassan et Hussein sont les maîtres de la jeunesse du Paradis ».
« Je laisse parmi vous deux choses : le Livre de Dieu et ma famille ».
En niant la valeur de cette filiation, Me Taleb contredit la parole même du Prophète (PS), ce qui revient à dénaturer la vérité historique et à insulter une mémoire unanimement respectée par les musulmans.
Qualifier la descendance prophétique de « rien » constitue une injure publique, qui n’a rien a envier au “versets satanique”
En droit, l’injure se définit comme « toute expression outrageante, terme de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ». Les propos de Me Taleb remplissent exactement cette définition.
C’est aussi une atteinte à l’honneur d’une communauté entière. La jurisprudence reconnaît que l’atteinte à l’honneur d’un groupe de personnes liées par leur croyance ou leur identité constitue une diffamation collective. En s’en prenant à Ahl al-Bayt et, par extension, aux musulmans, Me Taleb tombe sous le coup de cette logique juridique.
L’argument de Me Taleb repose sur un amalgame grossier : confondre la fierté légitime d’une filiation spirituelle avec une prétention à la supériorité. C’est un sophisme, une stratégie de plaideur sans preuve : dénaturer le propos de l’adversaire pour mieux le discréditer.
En droit comme en logique, cela s’appelle de la mauvaise foi.
Une erreur historique, car nul ne peut ignorer que le Prophète lui-même a élevé sa descendance à une place d’honneur, ordonnant à sa communauté d’aimer et de respecter Ahl al-Bayt. Rejeter cela, c’est s’inscrire en contradiction flagrante avec les sources les plus établies de la tradition islamique.
Une faute morale, car réduire une telle filiation à « rien » revient à insulter la mémoire de la femme que le Prophète décrivait comme « une partie de lui-même ». En droit comme en éthique, rabaisser une figure universellement honorée n’est pas une critique : c’est une déchéance de langage.
Historiquement, ses propos sont faux.
Moralement, ils sont blessants.
Juridiquement, ils s’apparentent à une injure publique et à une atteinte à l’honneur collectif.
C’est pourquoi, sur le terrain du droit comme sur celui de la morale, Me Jemel Taleb doit présenter des excuses claires :
aux musulmans qu’il a offensés et à Ahl al-Bayt en particulier, dont l’honneur ne peut être foulé aux pieds par des formules méprisantes.
Tant que ces excuses ne seront pas formulées, ses propos resteront marqués du sceau de l’injure, de la faute et de la mauvaise foi, et demeurent donc passibles de poursuites.
« Attaquer le Prophète et sa descendance n’est pas une opinion : c’est une injure publique et une atteinte à l’honneur collectif, dont la responsabilité est entière. Mais on peut se demander : pourquoi, lorsqu’un blasphème vient de l’extérieur, on surgit avec indignation et énergie, et lorsqu’il est endogène, on l’ignore ou on le minimise ? Cette politique de deux poids deux mesures trahit à la fois la morale, la justice et le respect dû à ce qui est sacré. »
Une question me revient à l’esprit à chaque acharnement, depuis bien longtemps, et qui reste sans réponse : que veut donc une partie, très chère et importante, de notre société et que je respecte et dont je préfère ne pas citer nommément, au Prophète et à sa descendance ?
Si quelqu’un a la réponse, qu’il la partage en commentaire.
Moulaye Najim Moulaye Zeine
Membre conseiller du Bureau de la Ligue Mondial d’Ahl al-Bayt

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