Le juge d’instruction de Nouakchott-Ouest a interdit à Mohamed Ould Ghadda, président de l’ONG Transparence Inclusive, de communiquer ou de publier toute information concernant le dossier du « laboratoire de la police » jusqu’à la conclusion de l’enquête.
Cette décision survient après que le magistrat ait rejeté la demande du parquet visant à placer Ould Ghadda en détention. L’activiste est désormais soumis à un contrôle judiciaire strict, assorti de l’interdiction de s’exprimer publiquement sur cette affaire.
Initialement, le procureur de la République de Nouakchott-Ouest avait accusé Ould Ghadda et demandé son incarcération. L’activiste a été conduit tard dimanche soir par des policiers en civil, peu après avoir annoncé son intention de remettre à la justice des documents et preuves liés à l’enquête.
Dans une déclaration à la presse, Ould Ghadda avait affirmé vouloir déposer ces éléments, quelques heures seulement après que le parquet ait classé l’affaire contre toutes les personnes concernées, jugeant que les procès-verbaux « ne contiennent pas de faits constituant des infractions selon la loi ».
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