De retour d’une tournée internationale, le député dénonce une gouvernance toxique et révèle le cri unanime des expatriés : la Mauritanie sombre, et lui incarne leur seul espoir de salut.
De retour à Nouakchott après une tournée aux États-Unis et en Europe, le député et ancien candidat présidentiel Biram Dah Abeid a livré un constat accablant : les Mauritaniens exilés qu’il a rencontrés décrivent tous une patrie étouffée par l’injustice systémique et un désespoir devenu quotidien.
« Leur récits divergent, mais convergent sur l’essentiel : ils ont fui une gouvernance fondée sur l’oppression, l’iniquité et la falsification généralisée », a-t-il déclaré devant ses partisans venus l’accueillir à l’aéroport.
Dah Abeid, visiblement ému par cette responsabilité, a confié : « Ces compatriotes voient en moi l’ultime rempart contre la noyade programmée de la Mauritanie ». Un pays qu’il décrit comme englué dans un triple fléau :
– La corruption omniprésente (falsification de diplômes, promotions truquées, transactions illicites),
– La dérive criminelle (trafic de drogue, blanchiment d’argent),
– La fracture sociale (divisions ethniques, tribalisme et racisme institutionnalisé).
« Notre État est devenu une machine à broyer les consciences et les opportunités », a-t-il martelé, dénonçant une machine à fabriquer du « faux » : faux certificats, faux médicaments, et jusqu’à de « faux représentants du peuple ».
Sa conclusion est un appel à l’action : redresser la Mauritanie exige selon lui de combattre cette « gouvernance de la tromperie » qui mine l’unité nationale et la dignité des citoyens.
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