La Mauritanie a vivement réagi aux accusations formulées par l’état-major des forces armées maliennes concernant un supposé lien entre un camp de réfugiés installé sur son territoire et l’évasion de militaires maliens détenus par des groupes terroristes.
Dans un communiqué publié lundi, le ministère mauritanien des Affaires étrangères a dénoncé des affirmations « sans fondement » et jugées particulièrement offensantes. Nouakchott estime que de telles déclarations auraient dû être précédées de preuves et d’échanges par les canaux diplomatiques habituels.
Les autorités mauritaniennes rappellent que le camp de réfugiés d’Ambra fonctionne depuis près de trois décennies sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et de plusieurs organisations humanitaires. Des milliers de réfugiés maliens y vivent sous surveillance permanente des acteurs humanitaires qui suivent au quotidien la situation sécuritaire et les conditions de vie dans le camp.
Nouakchott souligne également que des responsables maliens ont déjà visité ce site par le passé, dans un cadre transparent et en présence des médias, saluant à l’époque la qualité de sa gestion et l’accueil des populations locales.
Face à la situation sécuritaire fragile dans la région, la Mauritanie affirme continuer de privilégier la retenue et le dialogue afin d’éviter toute escalade avec son voisin.
Elle appelle néanmoins Bamako à plus de prudence dans ses communications officielles et réaffirme sa détermination à défendre sa souveraineté et son image tout en préservant les relations de coopération entre les deux pays.
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