Violée, elle est condamnée pour «adultère

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prison_garde_a_vueUne Ivoirienne dénommée Sia a été condamnée par la Cour Criminelle du Tribunal de Nouakchott à 3 mois de prison fermes pour «Zina » ou adultère.

La jeune fille âgée de 24 ans est une habituée du marché de la plage des pêcheurs où elle vient souvent se ravitailler en poisson. Le jour du drame, elle déclare avoir été accostée par deux jeunes qui lui ont mis leurs poignards sur les côtés, lui demandant de les suivre.

Dans un coin de la plage, et au milieu de la demi-obscurité du crépuscule, ils abuseront d’elle. Mais ses cris de détresse avaient attirés des passants.

Alioune Ould M’bareck, Chef de la PJ et deux autres policiers du Commissariat de Tevragh-Zeina 3 se lancèrent aux trousses des deux délinquants et réussirent à en épingler un, le dénommé Idrissa Aw. Conduit au Commissariat, ce dernier nia d’abord les faits avant de déclarer que c’est la fille qui s’était elle-même donnée à son camarade qui a fui, continuant de nier toute participation.

Déferrés tous les deux au Parquet de la République où ils furent entendus par le Procureur et le juge du 5ème cabinet, Sia et Idrissa furent placés sous contrôle judiciaire.

Devant la Cour Criminelle du Tribunal de Nouakchott où cette affaire fut jugée il y a quelques jours, la jeune fille a beau expliqué qu’elle a été victime de viol par deux bandits qui l’ont menacé avec des armes blanches, sa cause ne fut pas entendue par une Cour avec laquelle elle ne se comprenait pas.

La séance s’étant déroulée en arabe, elle ne communiqué avec les Magistrats que par l’intermédiaire d’un interprète. Elle sera en effet condamnée pour adultère et écopa de 3 mois d’emprisonnement alors qu’Idrissa Aw fut condamné à 2 ans de réclusion. Son compatriote, Jean Bedel Dakoury, juriste et docteur en droit international et qui avait servi au Palais de Justice d’Abidjan contesta le verdict et trouva absurde que son compatriote puisse subir deux injustices à la fois.

Il dit qu’il respecte bien la loi Mauritanienne qui est impartiale mais il dit que le verdict dans cette affaire ne correspond pas à ce qui s’est passé juridiquement. Il a promis d’injecter appel contre le verdict. Contacté, le Consul de Côte d’Ivoire en Mauritanie, SEM Diagana a déclaré ne pas connaître la fille qui n’est pas enregistrée dans ses registres mais qu’il ira la voir en prison pour en savoir davantage sur cette histoire. Affaire à suivre.

 

 

L’Authentique

 

 

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