Manuel Valls se rendra de vendredi soir à dimanche au Tchad, puis au Niger pour rendre visite à des soldats français stationnés dans les deux pays, a-t-on appris mardi auprès de Matignon. Le chef du gouvernement, qui effectuera son deuxième voyage officiel hors d’Europe en tant que Premier ministre, sera accompagné du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors de l’étape tchadienne.

Des rencontres bilatérales sont également prévues avec le président tchadien, Idriss Déby, et le président nigérien, Mahamadou Issoufou, selon une source diplomatique. Arrivé à N’Djamena vendredi soir, Manuel Valls commencera samedi sa visite africaine dans la capitale tchadienne. Une importante base française s’y trouve, cruciale pour les opérations militaires françaises au Sahel et en Centrafrique, qui est également située non loin de la zone d’agissements du groupe islamiste armé nigérian Boko Haram. Le Premier ministre poursuivra sa visite dimanche matin au Niger et se rendra à Niamey. Là encore il rencontrera des soldats français en opérations extérieures (Opex), à qui il aura l’occasion de faire part du soutien du gouvernement aux armées.

De même source diplomatique, la visite de Manuel Valls ne devrait pas donner lieu à des annonces sur l’évolution des dispositifs militaires français, alors que la presse hexagonale évoque un possible renforcement, prochainement, du nombre des militaires français engagés dans le cadre de l’opération Barkhane dans la «bande sahélo-saharienne». Prenant le relais de l’opération Serval menée au Mali, Barkhane est conduite par la France avec cinq pays sahéliens (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) et couvre plus de cinq millions de km2 – soit neuf fois la superficie de la France. Créée en août, elle a un effectif de 3 000 hommes.