Urgent/France/Attentat en Isère: un corps décapité, un suspect arrêté

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franceLe parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête sur l’attaque terroriste survenue sur le site d’Airproducts à Saint-Quentin-Fallavier en Isère, ce vendredi 26 juin 2015.

Un ou plusieurs individus sont entrés sur un site industriel, classé Seveso, à proximité de Lyon et ont fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz. Un corps décapité a été retrouvé à l’entrée de l’usine. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, est arrivé sur place, tandis qu’un homme d’une trentaine d’années a été arrêté.

Une personne est morte et deux ont été légèrement blessées dans un attentat commis ce vendredi 26 juin au matin contre une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier, dans le nord de l’Isère (sud-est de la France), a appris l’AFP de source proche du dossier, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

« Selon les premiers éléments de l’enquête, un ou plusieurs individus, à bord d’un véhicule, ont foncé sur l’usine. Une explosion s’est alors produite », a précisé une autre source proche du dossier.

« En milieu de matinée, on a entendu une explosion, raconte à RFI Damien Sigo, le gérant de l’entreprise LDPI, située à quelques centaines de mètres de l’entreprise ciblée. De temps en temps, ça arrive parce qu’il y a des suspensions pneumatiques de camions qui explosent. On a tous cru, dans l’entreprise, que c’était une suspension qui avait éclaté. Mais on n’est pas allés plus loin que ça. » La surprise a donc été totale

Un gendarme bloque les accès à Saint-Quentin-Fallavier après un attentat terroriste mené contre une usine de gaz, ce 26 juin 2015.

Corps décapité

Par ailleurs, un corps décapité a été retrouvé à proximité de l’usine, bien qu’on ne sache pas, pour l’heure, si la décapitation a eu lieu sur place ou si le corps a été déplacé sur le lieu de l’attaque. La tête était accrochée à un grillage extérieur près de deux drapeaux islamistes.

Un drapeau avec des « inscriptions en arabe » aurait été retrouvé sur place. Selon un autre témoignage, l’un des auteurs est entré dans l’usine Air Products, avec le drapeau à la main. Le site, sensible, est classé Seveso.

Un homme arrêté, le parquet antiterroriste saisi

Un homme, soupçonné d’être le ou l’un des auteurs de l’attentat, a été arrêté. Selon nos confrères du Dauphiné Libéré, l’individu, âgé d’une trentaine d’années, était connu des services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, s’est rendu sur place. Dans le même temps, le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête.

François Hollande a pris la parole depuis Bruxelles, à la mi-journée et a confirmé la nature « terroriste » de l’attaque. Il présidera, dans l’après-midi, un Conseil de défense à Paris.

« Vigilance renforcée »

De son côté, Manuel Valls, en visite officielle en Amérique latine, a ordonné une « vigilance renforcée » sur tous les sites sensibles de la région Rhône-Alpes.

Dans les entreprises voisines du site, des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises. « On a bouclé les entrées et les sorties sur notre site et on filtre un minimum les arrivées des camions, poursuit Damien Sigo au micro de RFI. Pour l’instant, toutes les portes de quai, les entrées et au niveau de l’accueil sont fermées en attente de plus d’informations. »

Réactions politiques

Les réactions sur Twitter de la classe politique n’ont pas tardé pour dénoncer le drame. Eric Ciotti, député Les Républicains, a rappelé « l’impérieuse nécessité du projet de loi renseignement ». Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale EELV, a exprimé sa « colère et son dégoût ». Certains ont déjà lancé les premières polémiques, comme Gilbert Collard, député du Gard : « L’auteur de l’attentat était connu des services: renseignement efficace comme toujours, après le drame, après la mort! […] Valls ordonne une vigilance renforcée sur les sites sensibles Rhône-Alpes, il serait temps. » Marine Le Pen, le présidente du Front national réclame « immédiatement » des « mesures fermes et fortes » pour « terrasser l’islamisme ». Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste a fait part de sa «grande émotion» et demandé d’éviter les amalgames, «ne jouons pas sur les peurs», a-til insisté sur Twitter.

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