Urgent : Le trio Bouamatou- Chaavi et Taya fomentaient un complot de renversement du pouvoir

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KaabacheL’ex officier Mohamed Ould Kabach a reconnu avoir été  avisé sur une proposition faite conjointement par le trio composé de l’ancien officIer  Ahmed Ould Taya, l’argentier en exil Mohamed Ould Bouamatou et l’opposant objet d’un mandat d’arrêt international lancé par son pays Moustapha Limam Chaavi pour renverser le pouvoir mauritanien, à travers la création d’une formation militaire, appuyée  par le Royaume marocain et financée par le Qatar.

L’officier qui a révélé ces informations d’extrême sensibilité et relativement logiques à, eu égard aux rapports tendus que le régime mauritanien  entretient avec les présumés séditieux, affirme détenir tous les documents attestant l’authenticité de ses propos.

 Dans cette nouvelle relayée par l’ANI, Ould Kabaach  indique avoir eu des contacts téléphoniques avec l’ex officier de l’armée mauritanienne Ahmed Ould Taya,   fils de l’ex chef d’Etat Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya ainsi qu’avec  d’autres personnalités chargées par Moustapha Limam Chaavi et Mohamed Ould Bouamatou pour des missions s’inscrivant dans la même orientation rebelle.

Selon le témoigne de Kaabach, il a été directement contacté par  Ahmed Ould Taya via un médiateur mauritanien,  prenant soin de ne pas accepter immédiatement  la conversation, tant qu’il n’est pas certain d’avoir cerné l’identité de son appelant.

C’est seulement après cette vérification routinière qu’une discussion assistée d’une camera web s’est engagée entre les anciens  officiers.

Sur insistance de Ould kabach, Ould Taya fils a fixé un autre rendez-vous dans lequel il a indiqué qu’il a été chargé de l’informer qu’ils envisagent la création d’une aile militaire armée, mais faute de refuge, ce projet était semé d’embuches, avant de souligner  que ce problème ne se pose plus depuis que le Maroc a pris l’engagement d’héberger le mouvement clandestin en gestation dans le sud du Royaume, suivi aussi par le Burkina Faso.

Taya fils a informé aussi son vis-à-vis qu’ils ont trouvé un important bailleur pour les aspects financiers à savoir le Qatar et certains Etats européens.

A propos de la mission attendue de Kaabach dans ce complot, il s’est vu signifier  qu’il devrait voyager à Dakar puis vers le Burkina Faso, pour aller à la rencontre du trio  Limam Chaavi, Ahmed Ould Taya et l’homme d’Affaires Mohamed Ould Bouamatou.

Kaabach précise n’avoir aucune contrainte qui l’empêchait de traiter avec le trio conspirateur, du fait qu’il est un opposant radical de l’actuel régime militaire.

Toutefois, il motive ses hésitations et réserves par l’information portée à sa connaissance par Ahmed Ould Hadrami, selon laquelle, ils disposent d’une aile militaire armée ; ce qu’il a refusé catégoriquement, précisant que même en sa qualité d’opposant farouche, il condamne les violences dans toutes leurs formes, à la lumière de sa longue expérience militaire de plus 25 années qui lui a permis de connaître profondément les avantages et inconvénients de l’action militaire.

Kaabach précise aussi que malgré son respect au trio instigateur, il sera le premier à porter les armes contre eux s’ils optent pour la méthode putschiste.

Adressant un message à Moustapha Limam Chaavi, Kaabach a précisé n’avoir aucun  rapport avec  le conseiller du président burkinabé Blaise Compaoré, qu’il ne le connaît, qu’il n’a pas eu avec lui une conversation téléphonique, indiquant avoir souffert énormément d’une relation montée de toutes pièces avec  l’exilé.

Kaabach a exprimé le souhait que Chaavi brise le silence pour dire à tous la vérité sur les liens qui les unissent, rappelant avoir été arrêté en 2011 et accusé d’entretenir des rapports avec Moustapha, qu’il ne connaît qu’à travers les médias, indiquant être  disposé à coopérer avec lui, mais uniquement dans un cadre pacifique clair.

Il est à noter que le jeune Ahmed Ould Hadrami est actuellement détenu à la prison civile de Nouakchott suite à son accusation d’atteinte à  l’ordre et de liaisons suspectes avec Moustapha Limam Chaavi.

Des charges que Ould Hadrami avait démenti  un précédent contact téléphonique avec Nouakchott Anba.

 

 

RI (Mauritanie)

 

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