Uniment report des présidentielles de 21 juin

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L’élection présidentielle en Mauritanie a été fixée au 21 juin pour le premier tour et en cas de second tour, le 5 juillet, selon un décret présidentiel publié dimanche.Presidentielle2014
Le décret précise que “les déclarations de candidatures à l’élection présidentielle sont adressées au Conseil constitutionnel à compter de la publication du présent décret et doivent lui parvenir au plus tard le mercredi 7 mai 2014 à minuit”.
La date de la présidentielle a été fixée au moment où un dialogue pouvoir-opposition est grippé. Aussi, des dirigeants de l’opposition se sont dits “surpris par cette disposition qui, en aucun cas, ne contribue pas au dénouement de la crise politique que connait le pays”, note les observateurs.
Le dialogue pouvoir-opposition suspendu deux jours seulement après son lancement la semaine dernière butte sur les questions du report des élections et celle de la mise en plus d’un gouvernement de consensus avec la participation de l’opposition.
C’est dans cette optique des choses  que les partis de la Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP) ont indiqué que le président de l’Alliance populaire progressiste (APP), Messaoud Ould Boulkheir, a appelé le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, lors de leur dernière rencontre, vendredi passé, à prendre la décision du report de l’élection présidentielle pour donner plus de chance au dialogue.
Messaoud reste le politicien qui a toutes les qualités pour  faire réussir ce dialogue en raison du gros capital de confiance dont il jouit auprès du Président de la République chez lequel ainsi que chez les leaders de FNDU qui lui témoignent également du respect. Des qualités qui peuvent permettre à Ould Boulkheir de s’interposer quand les choses politiques coincent pour aplanir les divergences et rapprocher les protagonistes à chaque blocage des pourparlers et les encourager à chercher ensemble le consensus politique indispensable pour une Mauritanie réconciliée avec elle, démocratique, juste et développée.
Comme disait un confrère : dur, comme fer, qu’il a un mot à dire et qu’il est même en mesure de renverser le cours des événements. D’autant plus qu’il a réussi à fédérer beaucoup de monde (partis politiques, personnalités nationales, syndicats, patronat …) ;  à tel point  qu’un véritable pôle politique du centre est en train de naître, en se forgeant une place  au cœur du paysage politique.
Des sources de l’opposition on indiqués en anonymat que :  le président de l’Alliance populaire progressiste (APP), Messaoud Ould Boulkheir, que le gouvernement est disposé à accepter toutes les demandes du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDu), y compris un possible report de la présidentielle.
Cet opposant, qui s’exprimait a Points Chauds et  requis l’anonymat, a poursuivi, en disant, qu’ould Boulkheir les a informé du contenu de la discussion avec le président Aziz, précisant que le président de l’APP a signifié au chef de l’Etat que toutes les parties disposées à mener un dialogue sérieux mais que c’est lui qui détient la décision. Et que Ould Abdel Aziz a répondu : « je suis prêt pour tout pour que le dialogue réussisse ».
Et ce dirigeant de dire que le FNDU  continue à accorder foi au dialogue mais pose comme condition que la délégation du gouvernement soit dotée des pleins pouvoirs.
Le président Messaoud a présenté au chef de l’Etat les propositions qu’elle juge « nécessaires pour la poursuite du dialogue et sa réussite », précisant  que parmi ces mesures « celles de donner confiance aux partenaires politiques et savoir que c’est le pouvoir qui assume la lourde responsabilité d’aplanir les difficultés pour que les assises préparatoires puissent se tenir en toute sérénité ».
Ould Boulkheir a demandé au président Aziz, et au nom de la coalition :
–          La restructuration de la CENI et du Conseil constitutionnel de manière consensuelle ;
–          Le report des élections présidentielles de manière consensuelle, avec comme proposition que cette prolongation commence à partir de la restructuration de la CENI ;
La CAP ajoute que Messaoud ould Boulkheir a entretenu le président de la République sur d’autres sujets, tels la neutralité de l’administration, l’enrôlement des populations, le RAVEL, qui doit être prolongé et la vérification des listes électorales.
La CAP a indiqué que la réponse d’Ould Abdel Aziz était « positive » et qu’il a exprimé la disponibilité du gouvernement à discuter de toutes ces questions et à œuvrer dans le sens de la mise en œuvre de tout ce qui fera consensus.
En tout cas et selon les observateurs ;l ’échec du dialogue risque de brouiller les cartes du pouvoir. Certes, le président Aziz a toutes les chances de rempiler pour un second mandat de cinq ans mais le boycott du scrutin par les partis qui se réclament de la « vraie » opposition discrédite une démocratie mauritanienne qui se cherche encore.

Watt Mody

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