Une mère et ses jumeaux privés d’inoculations vaccinales à N’Beika

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nbeika_vaccin_enfant 12000Deux jumeaux Mohamed Lemine et Mouna ainsi que leur mère Fatimetou ont été refusés de vaccin dans la ville de N’Beika, dans la wilaya du Tagant.

Une discrimination aux motifs obscurs qui a suscité une grande indignation chez les citoyens et les candidats aux inoculations alignés dans une longue file, qui se sont insurgés dans un élan de solidarité contre cette privation, reprochant à la direction sanitaire locale sa négligence impardonnable des démunis.

Nés dans les conditions difficiles propres à toute mère qui accouche, à fortiori de jumeaux, Fatimetou pensait qu’il était impossible de vacciner les enfants au dispensaire de N’Beika en raison de l’épuisement des inoculations dont elle avait entendu parler dans des échanges entre les visiteurs de cette structure sanitaire.

L’arrivée au monde sans gros problème de deux enfants avait plongé Mohamed, le père de deux enfants dans une gaieté immense. Mais cette joie n’allait pas durer longtemps. En effet, le courtier du dispensaire lui signifiât que les vaccins sont disponibles à 10.000 Um pour les bébés et à 4.000 pour la mère.

Chômeur et sans moyens, le pauvre remuât ciel et terre pour trouver les coûts requis, se déplaçant en vain avec sa famille précaire vers le centre de santé de Moudjéria dans l’espoir de bénéficier gratuitement du fameux vaccin, comme l’affirment les porte-parole du ministère de la santé à travers les médias.

Interrogé sur les raisons de pénurie de vaccins dans le dispensaire de N’Beika, des parties sanitaires affirment que cette structure sanitaire ainsi que celle de Moudjéria ne disposent pas toutes les deux de réfrigérateur pour protéger le pouvoir immunitaire de ces inoculations.

Le comble de la honte, car le prix courant d’un congélateur est 100 mille. Un prix dérisoire que les responsables refusent de débourser compromettant la vie de milliers de citoyens dans l’une des plus grandes moughataa du Tagant qui affluent quotidiennement pour bénéficier des soins nécessaires.

Les scandales sanitaires sont fréquents dont on rappelle à ce propos le cas d’un laborantin accusé d’attouchements sur les patients en 2012, affecté à l’hôpital de Tidjikja sans que son histoire ne soit enterrée, puisqu’elle est revenue au devant de la scène.

On cite également la démission d’un gynécologue égyptien dont le matériel a été volé ainsi la vente au marché de produits nutritionnels pour enfants au lieu d’être distribués gratuitement.

 

 

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