Une énième affaire d’abus de pouvoir

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abus de pouvoirMercredi 5 juin 2013, 15 heures 35 : la police contacte Saïd Abdoulaye Yéro, alors en salle d’examen au lycée des jeunes filles de Nouakchott. Le jeune étudiant en sciences islamiques est convoqué au commissariat 4 d’Arafat, sis au poteau 17.

Lorsque Saïd Abdoulaye Yéro s’y présente, il était loin d’imaginer le terrible calvaire qu’il allait devoir vivre. Il raconte : « le chef de la police m’a accusé de mauvais traitements à l’égard de ma maman. Puis, sans transition, m’a demandé de me défaire de mes habits et d’entrer dans une pièce où les délinquants sont habituellement gardés ».

Les protestations du jeune homme complètement désarçonné n’y changent rien. Refusant de signer toute déposition, il ne peut, cependant que se résigner. Saïd Abdoulaye Yéro séjournera dans la chambre d’arrêt pendant plusieurs heures, sans habits, comme un vulgaire bandit que des preuves irréfutables accablent.

Mais il nie toutes les charges retenues contre lui et déclare être victime d’une machination malveillante de son entourage familial, en complicité avec un ou deux éléments de la police, sur la base d’une incompréhension qu’il aurait eue avec une de ses sœurs.

Pour accréditer cette thèse, le jeune étudiant s’étonne que la police n’ait pas pris la peine d’aller s’assurer de la véracité des faits et s’est suffi des allégations mensongères, selon lui, qui l’accusent d’un crime aussi répréhensible que l’insubordination (Oukouk) à sa mère.

Le jeune étudiant sera mis en liberté sans connaître le fin mot de cette histoire abracadabrante. A travers un écrit intitulé : « Voici mon histoire » dans lequel il relate sa mésaventure, il s’adresse aux institutions de la justice et des droits de l’Homme, afin qu’elles ouvrent une enquête, pour le remettre dans ses droits, lui restituer son honneur et sa dignité spoliés, en situant les responsabilités de ces graves abus et en infligeant, le cas échéant, les sanctions appropriées à leurs auteurs.

 

Le Calame

 

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