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Ukraine : un défilé pro-européen sans précédent depuis 2004

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grèveKiev, la capitale de l’Ukraine, n’avait plus connu de tel rassemblement depuis la Révolution orange pro-occidentale de 2004, malgré de violents incidents dimanche. Agitant des drapeaux européens et des pancartes «J’aime l’UE», des dizaines de milliers de personnes (23000 selon la police, plus de 100000 selon les organisateurs) s’étaient réunies sur la place de l’Indépendance.

Elles dénonçaient le revirement du gouvernement qui a décidé le 21 novembre d’abandonner un accord d’association avec l’UE, sous la pression de Moscou. Des manifestants ont tenté de percer un cordon de police devant le siège du gouvernement, et certains ont jeté des pierres en direction des forces de l’ordre qui ont répliqué à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

Le calme semblait revenu par la suite, et il n’y a eu aucune interpellation.  «Nous sommes venus ici pour montrer que nous nous sentons européens», a expliqué une manifestante, Alexandra Prissiajniouk, étudiante de 19 ans. «Nous espérons que nous allons pouvoir montrer notre force à travers cette action et que nous représentons quelque chose pour notre pays. Le pouvoir ne peut pas ne pas réagir à une telle manifestation de la société civile», a-t-elle ajouté. 

Le parti d’opposition Oudar a affirmé que les autorités avaient refusé à l’avion de son leader, le boxeur Vitali Klitschko, d’atterrir à Kiev, ce qui l’a contraint à se poser dans une autre ville et fait arriver très en retard à la manifestation. «Le pouvoir a très peur», a-t-il déclaré ajoutant que l’opposition allait «se battre pour que l’accord d’association soit signé».

VIDEO. Manifestation pro-européenne à Kiev

Ioulia Timochenko avait appelé à protester

L’Ukraine, dirigée depuis 2010 par le pro-russe Viktor Ianoukovitch, a abandonné contre toute attente jeudi les négociations sur un accord d’association avec l’UE et décidé de se tourner vers le grand voisin russe, une décision aussitôt dénoncée par l’opposition et vue comme une erreur stratégique en Europe.

Ioulia Timochenko, l’ex-Première ministre et adversaire politique du pouvoir en place, a appelé dès vendredi ses compatriotes à protester dans la rue contre l’abandon de cet accord dont la signature était prévue au cours du sommet du Partenariat oriental de l’UE à Vilnius les 28 et 29 novembre. Purgeant une peine de sept ans de prison pour une accusation d’abus de pouvoir qu’elle attribue à une vengeance politique, elle a averti le président qu’il commettait «l’erreur de sa vie», dans une lettre adressée au président, transmise par son avocat. Du même coup, le transfert à l’étranger pour des soins médicaux de l’opposante qui souffre de hernies discales, condition sine qua non de l’UE, a été annulé. 

Le «chantage» de Moscou

«Vous pensez que vous allez continuer de bluffer, faire du chantage et jouer» entre la Russie et l’UE, avait écrit Ioulia Timochenko, avertissant le président qu’il allait «rester seul» face à Moscou. La Russie, destination du quart des exportations ukrainiennes, avait clairement prévenu Kiev des conséquences commerciales d’un accord avec l’UE, pressant l’Ukraine de rejoindre son union douanière de pays de l’ex-URSS.

En renonçant à se rapprocher de l’UE au profit de la coopération avec Moscou, l’Ukraine épargne son économie fragile dans l’immédiat, au détriment des perspectives de développement qu’offrait l’option européenne, selon des experts. Fin octobre, Moscou avait par ailleurs menacé Kiev d’un nouveau conflit gazier.

LeParisien.fr

 

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