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Tireur de Paris : 4 questions sur l'arrestation d'Abdelhakim Dekhar

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trafic darmesL’homme soupçonné d’avoir tiré dans les locaux de BFM-TV, blessé un jeune homme à Libération puis tiré à nouveau au siège de la Société générale a été interpellé, mercredi 20 novembre, dans la banlieue parisienne.

Abdelhakim Dekhar sera entendu et soumis à une expertise psychiatrique pour déterminer les raisons de ses agissements. Entre temps, il a été placé en garde à vue pour tentatives d’assassinat, enlèvement et séquestration. Le “tireur de Paris” n’était pas un inconnu. Dekhar avait en effet été impliqué dans un fait divers sanglant au milieu des années 1990.

  • Qui est Dekhar et quel était son rôle dans l’affaire Rey-Maupin en 1994 ?

Abdelhakim Dekhar est un personnage étrange, apparu en marge de la “tuerie de [la place de la] Nation” à Paris, perpétrée par Audry Maupin et Florence Rey en octobre 1994. Il est soupçonné d’avoir fourni une arme au couple et d’avoir “fait le guet” alors qu’ils s’emparaient des revolvers de deux gardiens de la préfourrière de Pantin. 

Cet homme, originaire de Meurthe-et-Moselle, était au début des années 1990 un habitué des squats fréquentés par les groupuscules anarchistes et d’extrême gauche, souvent sous étroite surveillance policière.

Il se présentait comme un “membre des services secrets algériens” envoyé dans les squats d’extrême gauche et anarchistes pour y dénicher des islamistes. Des affabulations, conclura la justice, qui, malgré une personnalité “aux tendances affabulatoires et mythomaniaques”, le condamne en 1998 pour “association de malfaiteurs” à quatre ans de prison – peine qu’il avait effectuée en détention provisoire avant le procès. Depuis sa sortie de prison, il a vécu à Londres, ont confirmé, jeudi, les enquêteurs, où il a notamment travaillé dans un restaurant.

  • Comment a-t-il été retrouvé ?

Après une traque reposant sur les importants moyens de vidéosurveillance qui ont notamment permis de donner un visage au tireur, c’est finalement l’appel à témoins lancé le 18 novembre qui a porté ses fruits.

Un homme qui hébergeait Dekhar dans son appartement depuis quelque temps s’est rendu au commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour faire part de ses soupçons. Il s’agit du “tournant décisif” de l’enquête. Selon le procureur de la République, François Molins, son hôte serait rentré lundi soir, jour de l’attaque contre Libération, lui confiant qu’il avait fait une “connerie”.

“Ce témoin a immédiatement communiqué aux policiers l’endroit où se trouvait le tireur présumé, en l’occurrence un véhicule automobile garé dans un parking souterrain situé à Bois-Colombes”, où il était retrouvé dans “un état semi-conscient” après la prise de médicaments.

Regarder la chronologie interactive Des premiers tirs à son arrestation, itinéraire d’Abdelhakim Dekhar, le “tireur de Paris”

  • Que sait-on de ses motivations ?

Les motivations d’Abdelhakim Dekhar ne sont pour l’instant pas connues. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a annoncé sur RTL qu’“un ou des courriers” avaient été retrouvés par la police dans l’appartement dans lequel il était hébergé. “C’est à la justice de donner progressivement tous ces éléments, pour non seulement comprendre ce qui s’est passé, mais surtout connaître les motivations de cet individu”, a précisé le ministre de l’intérieur.

Dekhar a en effet laissé deux lettres, dont Le Monde a pu avoir connaissance du contenu. Dans l’une, il évoque, de manière confuse, les grands conflits mondiaux, la Libye, la Syrie. Il évoque un “complot fasciste”, critique “le capitalisme”, “la gestion des banlieues” et accuse les médias de participer à la “manipulation des masses”. Il s’inquiète du regard que les autres portent sur lui. L’autre lettre est consacrée à ses dernières volontés. Dans aucune des deux il n’évoque les faits eux-mêmes.

 Lire (en édition abonnés) : Tireur parisien : le fantôme de l’affaire Rey-Maupin

  • Pourquoi les recherches sur son ADN n’ont-elles rien donné ?

Tout simplement car lors de son arrestation, en 1994, le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) n’existait pas, et il n’y était donc pas fiché. L’ADN a commencé à être utilisée par les services de police dans les années 1980 et, en 1994, on se contentait de l’utiliser pour comparer une trace et un suspect. C’est l’affaire Guy Georges, “le tueur de l’Est parisien”, qui conduit à la création d’un fichier d’empreintes génétiques, en 1998, au moment où Dekhar sort de prison.

 

 

Lemonde.fr

 

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